Un institut culinaire du porc pour F. Ménard

F. Ménard a fait l'acquisition de l'usine de... (photo fournie par F. Ménard)

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F. Ménard a fait l'acquisition de l'usine de Viandes Paquette à Henryville, contruite en 2011 et à la fine pointe de la technologie. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Ange-Gardien) Joueur incontournable dans la production porcine, F. Ménard contrôlera plus que jamais son produit, de l'élevage jusqu'à l'assiette. L'entreprise d'Ange-Gardien a fait l'acquisition d'une usine de surtransformation destinée à devenir un «institut culinaire du porc».

Cette usine permettra la production à grande échelle d'une gamme de produits prêts-à-manger, prêts-à-cuire. «On en servait déjà dans nos petites boucheries. Là, on va essayer d'en vendre à de grands distributeurs et de faire connaître nos produits à plus de gens», a expliqué hier le directeur général de F. Ménard, Luc Ménard.

C'est l'usine de Viandes Paquette, située à Henryville, que F. Ménard a acquise. Le montant de la transaction demeure confidentiel, selon M. Ménard. Bien qu'à la fine pointe de la technologie, l'usine de 77 000 pieds carrés n'était plus en activité depuis juillet dernier. «C'était devenu non rentable pour nous de l'opérer», a expliqué hier le président de Viandes Paquette, Robert Paquette.

«Le marché a changé. Il y a eu beaucoup de concentration. Les joueurs sont gros. Et nous, qui faisons aussi du commerce de détail, on était petits dans le segment», explique M. Paquette.

Selon lui, dans le marché de la surtransformation, les joueurs font tous de l'élevage.

Son groupe, dit Robert Paquette, entend plutôt continuer à miser sur le marché d'alimentation indépendant Pasquier, qui a pignon sur rue à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«Il n'y avait à peu près que F. Ménard qui ne faisait pas de deuxième et troisième transformation, comme les Olymel et les Maple Leaf de ce monde», fait valoir M. Paquette.

Ajouter de la valeur

F. Ménard exploite déjà trois petites boucheries à Ange-Gardien, Saint-Alphonse et Longueuil. «Avec elles, on a développé des produits comme des cretons, du boudin, des filets farcis, des tournedos à différentes marinades. Mais on louait une petite cuisine à Saint-Hyacinthe. L'opportunité s'est présentée pour qu'on ait notre propre usine», souligne Luc Ménard. «On veut ajouter de la valeur au produit et se rapprocher des consommateurs», ajoute le directeur général de F. Ménard.

La marque sous laquelle les produits seront commercialisés n'a pas encore été déterminée. Éventuellement, l'entreprise pourrait aussi travailler avec des chefs et s'inspirer des meilleures recettes à travers le monde, avance Luc Ménard.

La production devrait être lancée au début de 2016 à l'usine. «On se donne trois mois pour investir dans l'usine et changer quelques fonctions. Vers janvier, on va pouvoir réembaucher», avance le DG de F. Ménard.

Selon lui, si le succès est au rendez-vous, cette acquisition permettra l'embauche de 60 nouveaux travailleurs d'ici trois ans.

Robert Paquette affirme se réjouir de la tournure des événements. L'usine revivra grâce à une entreprise familiale de la région, ce qui correspond à ses valeurs, dit-il.

F. Ménard emploie près de 1000 personnes, réparties dans les différentes divisions de l'entreprise: alimentation animale, transport, élevage de porcs et de volailles, recherche et développement, usine d'abattage et de découpe ainsi que boucheries.

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