Retec F3 cible le marché mondial

Le président et chef de la direction de... (photo archives la voix de l'est)

Agrandir

Le président et chef de la direction de Retec F3 Technologies, François Dandenault.

photo archives la voix de l'est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Après une vingtaine d'années à peaufiner ses produits d'emballage écologiques novateurs, Retec F3 Technologies est prêt à faire le saut à l'international. Pour ce faire, la PME établie à Granby et à Bromont vient de s'associer à la filiale canadienne de TRCC, ayant des ramifications à travers le globe.

«Retec vient de franchir une étape très importante en concluant une alliance stratégique avec TRCC. Ça va marquer le début d'une grande expansion pour nous. On vise toute l'Amérique du Nord et aussi le marché européen. D'ailleurs, je travaille activement avec de nouveaux clients potentiels aux États-Unis», a indiqué en entrevue à La Voix de l'Est, mardi, le président et chef de la direction de la compagnie, François Dandenault.

L'homme d'affaires était alors de passage à Denver pour rencontrer une importante compagnie du domaine de l'emballage. «Avec eux, on veut développer plusieurs produits pour l'Europe», a précisé le patron de Retec F3 Technologies.

Le principal attrait des produits de l'entreprise granbyenne réside dans sa technologie d'imperméabilisation des cartons d'emballage, utilisés principalement dans l'industrie alimentaire. Ceux-ci contiennent une infime partie de dérivés pétroliers. De son côté, TRCC fabrique, entre autres, de nombreux composés de latex et de polymères destinés à la sphère des revêtements de plancher.

Vision

TRCC dispose d'un très vaste réseau de distribution ainsi que plusieurs usines au Canada et aux États-Unis. Ces caractéristiques ont pesé dans la balance lorsqu'est venu le temps pour M. Dandenault de choisir un partenaire.

«Ça fait des années que je cherche à m'associer à une entreprise qui a le même genre de vision que moi, a-t-il noté. Les technologies des produits [de Retec et TRCC] sont différentes, mais nous travaillons tous les deux avec des produits à base d'eau et des composantes naturelles. Les gens de TRCC voulaient investir à long terme dans tout ce qui touche l'industrie alimentaire, l'énergie et l'environnement. Ils ont vite saisi que c'est intéressant de mettre un pied dans notre cour, et vice-versa.»

M. Dandenault a par ailleurs concédé que la production à grande échelle «n'est pas dans ses cordes», ce qui freinait l'essor de la compagnie qu'il a fondée en 1995.

«Dans le monde des affaires, il faut miser sur nos forces. Je n'ai jamais eu la volonté de me lancer dans la fabrication pour le marché mondial. Ça demande énormément de ressources. C'est mieux que je laisse ça entre les mains des membres de l'équipe de TRCC. Pour l'instant, ils s'occuperont de la production et de la gestion des matières premières à leurs usines de Saint-Jean-sur-Richelieu puis en Ontario. C'est évident que [le partenariat] sécurise énormément les fournisseurs et la clientèle. De notre côté, on va continuer de développer le volet corporatif à Bromont et à Granby», a-t-il expliqué.

Premier pas

La pierre angulaire de l'expansion de Retec F3 Technologies repose également sur une nouvelle technologie «100% verte qui révolutionnera les composantes d'emballage». M. Dandenault a souligné que cette «ligne de produits», qui seront brevetés sous peu, viendra directement ébranler les joueurs de cette industrie tentaculaire.

«Je ne peux pas en dire beaucoup pour l'instant, mais ce qu'on s'apprête à lancer va être puissamment concurrentiel à tout ce qui se fait à base de pétrole dans le domaine de l'emballage, a-t-il assuré. L'alliance avec TRCC, ce n'est que le premier pas. On va frapper un très grand coup sous peu.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer