Prête à rebondir sur la planète

D-Gel à Acton Vale fabrique et distribue des équipements... (Photo Janick Marois)

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D-Gel à Acton Vale fabrique et distribue des équipements et accessoires de ballon sur glace et de hockey balle. Le nouveau directeur général, Stéphane Paradis, souhaite lui donner un rayonnement international.

Photo Janick Marois

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Acton Vale) D-Gel est l'un des secrets les mieux gardés d'Acton Vale. Mais plus pour longtemps. L'entreprise, qui fabrique et distribue des équipements et accessoires de ballon sur glace et de hockey balle, est prête à rebondir aux quatre coins de la planète.

«On veut donner un rayonnement international à une entreprise d'ici tout en restant ici», affirme le directeur général de la PME, Stéphane Paradis.

D-Gel est la propriété de la famille Gardner depuis plus d'une trentaine d'années. Elle s'est développée à Acton Vale sans tambour ni trompette tout au long des décennies. Il y a environ un an, bien que la croissance soit au rendez-vous, les propriétaires de l'entreprise ont décidé de repositionner D-Gel pour assurer sa pérennité. Stéphane Paradis, qui était à l'emploi d'un compétiteur à Toronto, a été embauché dans la foulée.

Selon lui, la PME oeuvre dans un marché de niche et offre beaucoup de potentiel. Appuyé par les propriétaires de D-Gel, il s'est fixé comme objectif d'exploiter ce potentiel au maximum. Depuis l'arrivée en poste de Stéphane Paradis, l'entreprise a d'ailleurs entrepris un virage à 180 degrés. «C'est une année de transition, dit-il. On roulait à deux milles à l'heure; on va amener ça à 400 milles à l'heure.»

Déjà, les produits D-Gel jouissent d'une plus grande visibilité avec l'ajout de 600 à 800 points de vente au Canada au cours des derniers mois, souligne M. Paradis.

Tout revoir

Dans le cadre du virage entrepris, le nouveau directeur général dit avoir remis en question les processus de fabrication de chacun des produits. Si certains sont fabriqués à Acton Vale, comme les têtes des balais, ainsi que les balles et ballons, d'autres proviennent de Chine, dont les souliers dotés d'une épaisse semelle de caoutchouc pour la pratique du ballon sur glace, communément appelé ballon-balai. «On veut avoir un modèle d'affaires qui nous permet de mieux contrôler notre destinée», souligne Stéphane Paradis.

L'exercice se traduira assurément par certains changements, dit-il, dont le rapatriement éventuel de la fabrication des souliers au Québec. Même si cela doit entraîner une hausse du prix de certains produits. Une décision prise, dit-il, à la lumière de ce qu'il a observé en Chine. «Les conditions de travail dans les usines ne correspondent pas aux valeurs de D-Gel. On veut se positionner comme une marque plus haut de gamme. Je me donne le mandat de créer des emplois à Acton Vale», lance-t-il.

Autre projet d'importance dans la mire du DG: la possible acquisition «d'une autre entreprise similaire nord-américaine». Des discussions ont été amorcées. Parmi les avantages d'une telle transaction: l'augmentation du volume d'affaires, souligne M. Paradis.

Ce dernier affirme voir grand pour les activités de D-Gel à Acton Vale, qui emploie neuf personnes, dont trois couturières à temps partiel. «Des fois, il y a des gens qui ont peur d'aller en région parce qu'ils ont peur d'être limités. Moi, c'est le contraire. Le support qu'on reçoit ici, entre autres du CLD, nous permet de performer», dit-il.

Développer la relève

Si l'un des segments de marché de D-Gel, le hockey balle, est en forte croissance, l'autre, le ballon sur glace, suit plutôt la pente contraire. Avec la Fédération canadienne de ballon sur glace notamment, Stéphane Paradis souhaite trouver des façons de développer la relève pour ce sport. D-Gel aimerait éventuellement développer des produits de gymnase pour «rentrer dans les écoles». «On se donne une mission sociale, celle de faire découvrir le ballon sur glace», dit-il.

Stéphane Paradis est d'avis que D-Gel, dont le chiffre d'affaires demeure confidentiel, doit développer un modèle qui se distingue. «Ce serait une erreur de compétitionner les Bauer et autres CCM», dit-il. La clé du succès passera, selon lui, par les gens compétents qui entoureront l'entreprise et qui sauront l'amener «à un autre niveau».

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