Le lac Boivin, un emblème de Granby

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Les amateurs de plein air sont servis à souhait dans la région avec des pistes cyclables, des parcs, des montagnes et des attractions de tout genre. Pourquoi ne pas faire des lacs votre terrain de jeux cet été? La Voix de l'Est vous invite à naviguer avec nous pour découvrir - ou redécouvrir -de véritables coins de paradis aquatiques où vous aurez de quoi vous amuser.

Nichés au coeur de la Ville de Granby, le lac Boivin et sa fontaine sont une image emblématique pour les citoyens et les visiteurs. Le plan d'eau est idéal pour naviguer à deux pas du centre-ville sans avoir l'impression d'être en zone urbaine.

«C'est une belle étendue d'eau qui se trouve en plein centre de Granby et qui en fait, je pense, son principal atout avec son parc Daniel-Johnson qui est devenu une place publique pour toutes les activités de la population de Granby et des environs, dit Jean-Luc Nappert, conseiller municipal responsable des dossiers environnementaux. Il n'y a pas un samedi ou un dimanche de mai jusqu'au début octobre qu'il n'y a pas une activité ici. Et ça, c'est grâce au lac Boivin.»

On peut mettre son embarcation à l'eau dans ce lac de barrage près du pavillon Roger-Bédard - où on peut louer des équipements nautiques - ou par un quai installé près de la piste cyclable du côté du stationnement du Vélo gare, rue Denison. 

À noter que la présence d'embarcation à moteur, toute comme la baignade, sont proscrites.

Une fois sur l'eau du lac d'une superficie d'environ 1,4 kilomètre carré, on peut naviguer près du parc Daniel-Johnson ou en longeant la piste cyclable. Pendant votre balade, ne soyez pas surpris de croiser des pêcheurs sur la rive ou dans leur embarcation qui taquinent le poisson.

La randonnée peut se poursuivre jusqu'au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB) où on a un autre point de vue de cet espace fréquenté par les marcheurs. On a tout simplement l'impression d'avoir quitté la ville.

Les plaisanciers peuvent prolonger leur aventure en remontant le lac jusqu'au niveau de la rivière en contournant le CINLB et le réservoir Lemieux. «C'est comme si on était dans les bayous de la Louisiane avec la flore qui descend dans la rivière et ses méandres. On se dirait dans un autre pays. On ne se penserait même pas à Granby», décrit M. Nappert.

Seul hic sur le lac Boivin: les algues. Leur présence va même jusqu'à ralentir la vitesse de croisière des plaisanciers.

Eutrophisation du lac

Le lac Boivin fait face à de nombreux défis environnementaux. Son taux de phosphore est trop élevé et l'azote qui s'y retrouve favorise la prolifération des algues et filaments, explique M. Nappert. Comme le lac est peu profond, les plantes essaient de rejoindre le soleil et atteignent la surface.

Les éléments nutritifs sont trop enrichis, à cause notamment de l'érosion constatée en amont du lac. «C'est là qu'il faut faire le gros du travail pour éviter que le lac ne se meure. Si on le laisse aller, la conséquence normale est qu'il va mourir. La nature va reprendre sa place et il va se boucher tranquillement. C'est ça un lac qui est en eutrophisation», dit le conseiller municipal.

Un plan d'action sur 15 ans a été adopté par le conseil municipal. Les premières actions qui seront posées sont le faucardage du lac et la réalisation d'une étude sur tout ce qui se trouve en amont du plan d'eau et qui s'y jette.

Il faudra toutefois patienter avant de constater une amélioration de son état. «Il ne faut pas s'attendre que le lac Boivin, dans un terme de deux ans, de quatre ans, va se régler. Loin de là. Il faut penser à 10 ans, 15 ans», prévient Jean-Luc Nappert.

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