Passion houblonnée

Francis Bisson brasse de la bière depuis toujours.... (photo Catherine Trudeau)

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Francis Bisson brasse de la bière depuis toujours. Ou presque. «C'est par plaisir», dit le Granbyen qui brasse jusqu'à 400 litres de bière annuellement.

photo Catherine Trudeau

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Francis Bisson brasse de la bière depuis presque toujours. On pourrait même dire que lorsqu'il était petit, il est tombé dans le baril! Véritable passionné de bière, il brasse des dizaines de litres chaque année en créant ses propres recettes et en recréant ses succès.

À l'âge de 10 ans, Francis Bisson avait déjà les deux mains dans le houblon et la levure pour aider son père à brasser de la bière. Pas étonnant que ce soit devenu une passion qui occupe une partie de ses temps libres. «C'est par plaisir. Quand c'est une passion et qu'on aime ça, on y met le temps et l'énergie», affirme-t-il, estimant qu'il passe en moyenne une quinzaine d'heures par mois à brasser de la bière.

Employé de l'Atelier du vin de Granby - une entreprise appartenant à ses parents qui se spécialise dans la vente de produit de vinification et de brassage à la maison -, M. Bisson brasse par plaisir près de 400 litres par année. «J'ai de bons amis!», dit-il en rigolant. Il crée ses propres recettes pour obtenir un produit qui correspond à ses goûts brassicoles.

Lorsqu'un amateur se lance dans pareille aventure, il doit non seulement avoir de bons équipements, mais également du temps et une bonne dose de patience, estime M. Bisson. «Quand on part du grain, on peut calculer une journée d'ouvrage», dit-il. Macération et rinçage des céréales, ébullition, ajout des houblons, refroidissement et ensemencement de la levure figurent parmi les étapes à réaliser.

Lors des premières brasses, c'est beaucoup «d'essais et d'erreurs», dit le Granbyen. Quant au résultat final, il peut être influencé par une multitude de facteurs. À eux seuls, les quatre ingrédients de base, c'est-à-dire l'eau, les céréales, le houblon et la levure, offrent un vaste éventail de possibilités. Des fruits et des épices peuvent s'ajouter aux recettes.

Un des défis pour les nanobrasseurs est de reproduire le même produit, brassage après brassage. «Souvent c'est le plus gros défi d'avoir une stabilité quand on veut reproduire quelque chose qu'on a déjà fait. C'est le même défi pour les microbrasseries», affirme Francis Bisson.

Le Granbyen est aux premières loges pour constater l'engouement pour le brassage de la bière à petite échelle. «Avec l'explosion du monde des microbrasseries, les gens veulent beaucoup brasser eux-mêmes à partir des grains, faire leur propre set. Ça fait peut-être deux ans que j'ai commencé à offrir les ingrédients pour ça. De plus en plus de monde se lance là-dedans», remarque-t-il.

Et ce n'est pas parce qu'on devient brasseur qu'on cesse de consommer les produits des entreprises brassicoles. Bien au contraire. «Souvent, ça nous incite à en essayer plus, soit pour nous donner des idées ou parfois, certains ont pour défi de recréer une bière d'une microbrasserie. Ça aussi c'est intéressant.»

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