Allocation de transition : Bonin n'a pas participé aux discussions

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Le maire Pascal Bonin affirme ne pas avoir pris part aux discussions qui ont entouré les modifications apportées au calcul de l'allocation de transition.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le maire de Granby, Pascal Bonin, affirme ne pas avoir pris part aux discussions qui ont entouré les modifications apportées aux allocations de transition versées aux élus ; modifications qui auraient pour effet d'augmenter son allocation de 53 000 $, s'il devait quitter ses fonctions alors qu'il est encore préfet de la MRC de la Haute-Yamaska.

« C'est important de savoir que ce n'est pas moi qui ai amené ça. Aucunement. Zéro. Et je trouve que les commentaires de certains citoyens (sur les réseaux sociaux) ont été injustes. Je n'ai pas participé à la décision », a réagi le maire. 

En Haïti la semaine dernière lorsque La Voix de l'Est a rapporté cette modification à la réglementation, Pascal Bonin n'avait pu commenter cette information.

Un avis de motion a été déposé lors de la dernière séance du conseil, au début du mois, pour inclure dans la réglementation (sur le traitement des élus) la rémunération versée au maire à titre de préfet ou de conseiller à la MRC dans le calcul de l'allocation de transition. Le règlement devrait être adopté le 3 avril prochain. 

À l'heure actuelle, l'allocation de transition du maire Bonin serait de 87 684 $, s'il devait quitter ses fonctions à la fin du présent mandat. Celui-ci étant préfet de la MRC, il aura plutôt droit à une allocation de 140 766 $, une fois la modification à la réglementation adoptée, a calculé le directeur des Finances de la Ville, Jean-Pierre Renaud.

Pascal Bonin précise cependant qu'il s'agit d'une « prime théorique ». « Aujourd'hui, je n'ai pas une cenne de plus dans mes poches », laisse-t-il tomber. 

Aussi, il affirme d'emblée que l'allocation de transition ne sera pas la même s'il devait être réélu à la mairie en novembre. Pourquoi ? Parce qu'il annonce déjà ne pas avoir l'intention de briguer à nouveau la préfecture. Il dit avoir voulu réaliser un mandat pour « honorer » son père, Pierre Bonin, qui a oeuvré à la mise en place des MRC au Québec. « Mais (cumuler les deux fonctions) ça demande beaucoup », laisse-t-il tomber. 

Assurances

Pascal Bonin estime que cette décision de ses collègues à la table du conseil, avec cette modification à la réglementation, est une façon de lui « donner une tape dans le dos » pour le travail qu'il effectue.

Lui-même avait accepté, dit-il, les conditions salariales lorsqu'il s'est présenté à la mairie. Le 3 avril prochain, il ne semble cependant pas prêt à aller à l'encontre de cette modification. 

Il ne cache toutefois pas vouloir changer une chose dans ses conditions salariales, si les citoyens lui accordent à nouveau leur confiance cet automne : que le maire ait droit à des assurances collectives. « Je trouve ça inconcevable d'être le seul employé permanent de la Ville à ne pas avoir d'assurances pour moi et ma famille, tandis que tous les employés en ont », dit-il, tout en estimant que cela n'aurait pas un impact financier important pour la Ville.




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