CAA-Québec donne 51 recommandation à la consultation publique sur la sécurité routière

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Les distractions au volant, comme l'utilisation du cellulaire, sont visées par l'une des 51 recommandations formulées par CAA-Québec dans le cadre de la consultation publique sur la sécurité routière.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) CAA-Québec a déposé un mémoire contenant 51 recommandations portant notamment sur les distractions au volant et les facultés affaiblies dans le cadre de la consultation publique sur la sécurité routière. L'organisme est d'avis qu'il faut s'attaquer aux comportements pour améliorer le bilan routier.

CAA-Québec a en effet déposé jeudi son mémoire à la commission qui se penche sur la sécurité routière et son Code de la sécurité qui date de 1978. « On s'est collé aux 15 thèmes qui ont été choisis par la Société de l'assurance automobile du Québec », précise Annie Gauthier, porte-parole chez CAA-Québec. 

OEuvrant en sécurité routière depuis plus de 110 ans, CAA-Québec a sondé ses membres, mais également puisé dans les résultats de ses recherches pour cibler des recommandations qui pourraient entraîner une amélioration du bilan routier, et ce, en s'adressant auprès de tous les groupes d'âge. Les distractions au volant, les facultés affaiblies et la protection des usagers du réseau qui sont plus vulnérables sont « des grands chevaux de bataille, de grandes priorités », indique la porte-parole. 

L'utilisation du cellulaire est l'une des problématiques pour laquelle CAA-Québec a formulé des recommandations, notamment en se positionnant en faveur d'une hausse du nombre de points d'inaptitudes pour les conducteurs pris en flagrant délit.

« C'est important qu'on porte des actions peut-être plus musclées et qu'on soit plus sévères, notamment auprès des récidivistes, dit Mme Gauthier. Il faut rappeler qu'il y a de grands dangers à utiliser le cellulaire quand on est au volant. »

L'organisme souhaite également un amendement pour élargir l'application de l'article 439.1 qui interdit de tenir un appareil téléphonique en main. Les autres appareils électroniques semblables, comme un lecteur MP3 par exemple, pourraient eux aussi être bannis au volant. 

Alcool et drogue au volant 

La conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool est également préoccupante. La limite légale est de 80 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang. Des sanctions, telles que la suspension du permis de conduire pour une période variant de 24 heures à sept jours, sont en vigueur dans toutes les provinces canadiennes, à l'exception du Québec, lorsqu'un conducteur est arrêté avec un taux d'alcoolémie situé entre 50 et 80 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang.

CAA-Québec souhaite que la province emboîte le pas en imposant une mesure administrative, comme la suspension temporaire du permis de conduire. Celle-ci n'entraînerait pas de mesure pénale, c'est-à-dire que ce ne serait pas une mesure de nature criminelle. Elle ne laisserait d'ailleurs pas de trace dans le dossier du conducteur.

« L'idée derrière cette mesure administrative est d'imposer une sanction pour renforcer le comportement positif. C'est leur rappeler qu'il y a un risque pour leur santé, pour les autres usagers et que ça a un coût social », explique Mme Gauthier. 

Le projet de la légalisation du cannabis suscite par ailleurs des craintes auprès des usagers du réseau routier. Un sondage réalisé par CAA-Québec au printemps dernier auprès de ses membres démontre que 75 % des Québécois craignent que leur sécurité sur la route soit compromise dès le lendemain de la légalisation de la marijuana. 

« On recommande d'adopter une politique de tolérance zéro tant qu'on n'a pas les outils pour encadrer cette nouvelle réalité-là. Pour l'alcool, on a la limite située à .08, mais pour le cannabis, on n'a en aucune pour le THC », soulève la porte-parole. Pire encore, certaines personnes croient que consommer du cannabis n'entraînera aucun effet sur leurs capacités de conduite ou que celles-ci seront même améliorées, ajoute Mme Gauthier. 

La consultation publique sur la sécurité routière prend fin vendredi.




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