16,8 tonnes de plantes retirées au lac Boivin

L'opération de faucardage sur le lac Boivin à... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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L'opération de faucardage sur le lac Boivin à Granby se poursuivra jusqu'à lundi. Environ 16,8 tonnes métriques de plantes et d'algues seront retirées du plan d'eau.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Les travaux de faucardage sur le lac Boivin permettront de retirer d'ici lundi soir 16,8 tonnes métriques de plantes et d'algues. Cette opération s'inscrit dans les efforts de la Ville pour réduire le taux de phosphore dans le lac et améliorer la qualité de son eau.

Les deux employés de la Ville affectés à la conduite de la faucardeuse poursuivront leur travail jusqu'à 17 h lundi, dernier jour permis par le ministère de l'Environnement pour mener l'opération. « Ça se passe bien. On a dû arrêter quelques heures certaines journées en raison de la météo, mais on peut dire qu'on a eu un très beau mois pour travailler », a indiqué Sylvain Flibotte, directeur des travaux publics de la Ville.

Le ministère a donné son accord pour que 10,8 % du lac soit ratissé par la faucardeuse. Un système de lame installé à l'avant de l'embarcation permet de sectionner les plantes et algues. La directive des autorités de l'environnement était de les couper 30 centimètres sous la surface. Les végétaux sectionnés sont ensuite cueillis par un convoyeur.

Depuis le début de l'opération, lancée le 12 octobre, quatre camions-bennes de la Ville ont été remplis. Ils ont pris le chemin de Saint-Rosaire, près de Victoriaville dans la région des Bois-Francs. Le Groupe Gaudreault, spécialisé dans le traitement des matières organiques, les a revalorisés, a dit M. Flibotte. Les végétaux auraient pu être envoyés dans un site d'enfouissement, a-t-il dit, mais la Ville tenait à ce qu'ils soient revalorisés.

La faucardeuse sera retirée des eaux lundi soir. Elle sera remisée pour l'hiver, a laissé savoir le patron des travaux publics. 

La Ville a acheté la faucardeuse cet été au coût de 165 000 $ d'une entreprise ontarienne.

De l'intérêt

La présence de la faucardeuse sur le lac Boivin a suscité l'intérêt d'autres administrations municipales, souligne Jean-Luc Nappert, conseiller municipal responsable des dossiers environnementaux. Les maires de Bedford, Saint-Armand et Venise-en-Québec sont venus voir de visu l'opération et l'embarcation à la mi-octobre, a-t-il dit.

« Ils ont montré de l'intérêt. On a toujours dit qu'on était ouvert à la louer à d'autres municipalités. Peut-être nous passeront-ils un coup de fil », a dit M. Nappert.

Les trois maires font partie d'une coalition d'élus du secteur de la baie Missisquoi qui cherche des solutions aux problèmes de cyanobactéries dans le lac Champlain. Ils se préparent à tester deux méthodes pour atteindre leur objectif.

« C'est excellent ce que la Ville a fait. Je félicite le conseil de l'avoir fait. C'est une belle façon de rendre le lac joli », soutient le maire de Venise-en-Québec, Jacques Landry. Une telle embarcation pourrait atténuer les problèmes d'algues et de plantes aquatiques dans la baie de Venise-en-Québec, croit-il.

En entrevue jeudi soir, le maire Landry a indiqué qu'il s'informera du coût de location de la faucardeuse. « Je vais en parler à mon conseil. On essaie de voir tout ce qu'on peut faire pour le lac Champlain. C'est quelque chose qui pourrait nous aider. »

Outre l'aspect esthétique, M. Landry a souligné que le retrait de plantes et d'algues réduirait d'autant la charge de phosphore dans le lac. « Ça ne serait pas assez, c'est bien sûr. Mais il faut commencer quelque part. »

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