Reconnu coupable d'agression sexuelle

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La version de Jean Boissonneault a été jugée «non crédible» et «mensongère» dans le cas d'une des trois plaignantes.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le tribunal a déclaré le coureur automobile et employé d'une entreprise de remorquage Jean Boissonneault coupable d'agression sexuelle sur une mineure, jeudi.

L'homme de 33 ans a toutefois été acquitté de cinq des six accusations qui pesaient contre lui. La juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec, a indiqué que le témoignage des deux autres plaignantes, elles aussi mineures au moment des faits reprochés, contenait des imprécisions et des contradictions qui semaient un doute raisonnable.

En vertu de quoi elle ne pouvait retenir ces accusations. Il en va autrement de celles relatives à la troisième plaignante, dont le témoignage a été qualifié de «franc et pondéré». «Elle s'est presque excusée de devoir témoigner contre (Jean Boissonneault)», a dit la juge, et n'entretenait pas d'animosité envers la famille de l'accusé.

Son témoignage comportait «certaines incohérences et invraisemblances», mais il s'agit de «contradictions mineures et sans importance». La version de M. Boissonneault a quant à elle été jugée «non crédible» et «mensongère». Puisqu'il a reconnu avoir filmé la jeune fille sortant de la douche et à son insu, «le tribunal trouve invraisemblable le fait que l'accusé ait dit n'avoir aucune attirance» pour elle, qui avait alors 17 ans.

Craintes

La juge Beauchesne a aussi rejeté la théorie de la défense voulant que toutes les accusations découlaient d'une vengeance de l'ex-épouse de M. Boissonneault, qui connaît les plaignantes. Cynthia Bouchard aurait dû s'abstenir de les inciter à porter plainte, mais «elle avait des craintes pour ses enfants», a-t-elle noté.

«Le tribunal ne voit pas de complot contre Jean Boissonneault; plutôt une femme vulnérable qui a déjà aimé l'accusé», a dit la juge. Avant leur séparation, le coureur automobile avait admis à son épouse qu'il l'avait trompée à plusieurs reprises.

M. Boissonneault est resté stoïque durant l'audition de sa sentence et ne s'est pas adressé aux médias à sa sortie, tout comme les plaignantes. Il reste en liberté en attendant la suite des procédures judiciaires.

Pour la Couronne, Me Karim AinMelk a requis qu'il soit évalué pour établir des rapports sexologiques et présentenciels, ce à quoi Me Roger Paquin, à la défense, ne s'est pas objecté. Les parties reviendront devant la cour le 13 décembre, pour la forme. Elles plaideront ensuite pour la sentence.

Croire

Selon Me AinMelk, l'accusé s'expose à une peine maximale de 10 ans de prison. Il s'est dit satisfait du verdict et que «les victimes aient témoigné», même celles dont les plaintes ont été rejetées. La juge n'a pas dit qu'elle ne les a pas crues, a-t-il précisé, mais elle ne pouvait déclarer l'accusé coupable tout en ayant des doutes raisonnables.

«Il y avait trop de trous, de faits imprécis, a dit Me AinMelk. La preuve n'a pas été faite. Mais elles sont satisfaites qu'il ait été reconnu coupable d'une accusation.»

Quatre plaignantes avaient porté plainte contre M. Boissonneault au départ, mais l'une d'elles s'est désistée en cours de procès.

Me Paquin ne s'est pas adressé aux médias.

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