Le sarcophage romain à la bibliothèque

Entreposé au garage municipal depuis 2003, le sarcophage... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Entreposé au garage municipal depuis 2003, le sarcophage romain offert au maire Horace Boivin trônera dans la bibliothèque Paul-O.-Trépanier, qui fait présentement l'objet d'importants travaux de rénovation.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le sarcophage romain offert en 1953 au maire Horace Boivin aura sa place dans la bibliothèque municipale Paul-O.-Trépanier, qui fait présentement l'objet d'importants travaux de rénovation.

En fait, l'imposante oeuvre, entreposée depuis 2003 au garage municipal, est déjà rendue sur place. Mais elle est encore dans une boîte de bois pour la protéger et la préserver des regards indiscrets, a affirmé le maire de Granby, Pascal Bonin.

Celui-ci affirme qu'il souhaitait faire une «surprise» lors de l'inauguration de la nouvelle mouture de la bibliothèque le mois prochain, mais la nouvelle a récemment été partagée lors des Journées de la culture. «Je parle du sarcophage depuis huit ans et j'ai toujours dit que je le ressortirais. L'occasion était trop belle», affirme le maire au sujet du chantier de la bibliothèque.

Pascal Bonin dit ainsi vouloir faire un «clin d'oeil aux gens de la culture à Granby». «Finalement, le gars qui était supposé ne pas aimer la culture est celui qui ramène les choses...», glisse-t-il en faisant référence aux critiques dont il a fait l'objet par le passé.

Histoire fascinante

L'histoire du sarcophage romain est tout sauf banale. Cette pièce, faite de marbre italien, est âgée de plus de 18 siècles, selon un article rédigé par Cecilia Capocchi, de la Société d'histoire de la Haute-Yamaska. Offerte à Horace Boivin, elle a été transformée en fontaine pour embellir le parc Pelletier.

Un expert en conservation architecturale, embauché par la Ville de Granby, a toutefois sonné l'alarme à l'été 2003. «Cette oeuvre d'art a beaucoup trop de valeur pour qu'on ne la protège pas des intempéries. C'est le genre d'oeuvre qu'on retrouve dans un musée d'envergure internationale, comme au musée du Louvre à Paris», avait déploré Trevor Gillingwater.

L'histoire avait alors fait le tour du Québec. Le sarcophage, dont le poids atteint 8000 livres, a par la suite été nettoyé et réparé en partie, avant d'être remisé au garage municipal en attendant de trouver le bâtiment idéal pour l'installer.

Il y a deux ans, il a été considéré d'inclure l'oeuvre dans le futur centre aquatique. Mais les plans ont changé pour l'aménager dans la bibliothèque municipale alors qu'elle fait l'objet de travaux de rénovation d'un peu plus de 2 millions$. À ce jour, un retard de sept à dix jours aurait été observé sur le chantier, selon le maire Bonin. «Ce n'est pas beaucoup pour un chantier comme ça, calcule le maire. On veut s'assurer que la première expérience pour les employés et les citoyens soit parfaite.»

Prévue au début novembre, la réouverture de la bibliothèque pourrait ainsi être retardée de quelques jours, avance Pascal Bonin.

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