La sensibilisation du public porte ses fruits

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Le directeur général du service de protection de la faune, Réjean Rioux.

Fournie par le ministère de la Faune

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Les agents de la faune n'ont pas chômé dans la région au cours de la dernière année. Durant cette période, les agents ont traité au total environ 1200 dossiers d'infraction en Estrie puis en Montérégie. À l'approche de la saison de la chasse, la dénonciation par le public d'actes illicites demeure une priorité pour contrer le braconnage, réitère le directeur général du service de protection de la faune, Réjean Rioux.

Dans l'ensemble du Québec, les agents de la faune ont reçu près de 10 000 signalements de la population du 1er avril 2015 au 1er mars 2016. Ceux-ci concernaient des gestes répréhensibles ou des animaux importuns. Les statistiques de la région (Estrie et Montérégie) à ce chapitre sont également probantes, car un total de 2000 signalements ont été faits. Au cours de cette même période, plus de 7000 chefs d'accusation ont été enregistrés lors de poursuites contre 4815 contrevenants à l'échelle provinciale. De même, les amendes perçues pendant la dernière année s'élèvent à 2,6 M$. Un bilan très satisfaisant indique Réjean Rioux.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) veut continuer sur cette lancée en sensibilisant davantage de gens à l'importance du travail des agents sur le terrain. Pour ce faire, il faudra sortir des sentiers battus. «On veut sortir de notre clientèle traditionnelle de chasseurs et de pêcheurs pour aller rejoindre le public en général», mentionne le DG du service de la protection de la faune.

En ce sens, Québec vient de lancer le projet Harfang. «Ça permettra d'introduire une meilleure visibilité des agents. Ça va passer par des rencontres de groupe. Par exemple avec des agriculteurs ou des associations de riverains de lacs», soutient M. Rioux. À cela s'ajoute une «unité d'éducation mobile» qui sillonnera toutes les régions du Québec pour sensibiliser la population à la protection de la faune. L'initiative a été dévoilée jeudi lors de l'annonce du bilan annuel en la matière par le ministre de la Faune, Luc Blanchette.

Enquêtes

À l'échelle provinciale, le MFFP dispose d'une enveloppe annuelle avoisinant deux millions de dollars en immobilisations, notamment pour améliorer les équipements servant à débusquer les malfaiteurs. En fait, les agents ne laissent rien au hasard pour appréhender les chasseurs et pêcheurs illicites, qu'ils agissent en solo ou en réseau.

À l'instar des criminels qu'ils traquent, les agents utilisent un arsenal à la fine pointe de la technologie, allant du matériel d'écoute électronique en passant par les systèmes de communication par cryptage. Le prélèvement d'ADN est aussi préconisé par les 42 agents qui oeuvrent dans la région. «On a des équipes dédiées à la veille sur les nouveaux équipements de chasse et de pêche. On ne parle plus seulement de personnel qui patrouille dans des camions, souligne M. Rioux. (...) Les agents font plus d'enquêtes qui s'échelonnent souvent sur de longues périodes dans des dossiers complexes.»

Réseaux sociaux

Les agents de la faune mettent de plus en plus à contribution les médias sociaux pour véhiculer les résultats de leur travail. Grâce à cet outil de sensibilisation, les gardes-chasse marquent des points auprès du public, qui s'intéresse de plus en plus à cette sphère méconnue. M. Rioux met toutefois un bémol. Les réseaux comme Facebook ne sont pas un endroit pour dénoncer des actes illégaux, insiste-t-il. «Il n'y a rien de pire pour amorcer une enquête par le dévoilement des méthodes de braconnage et du nom des individus qui le pratiquent. Alors, ils savent qu'ils sont sous la loupe.»

Les citoyens sont donc invités à poursuivre leur collaboration en signalant tout acte illicite allant à l'encontre de notre patrimoine faunique à S.O.S. Braconnage, au 1-800-463-2191.

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