La grande envolée

L'équipe de Bimana était sur place ce week-end... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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L'équipe de Bimana était sur place ce week-end pour animer la foule avec ses monarques géants.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Trois cents papillons se sont envolés, dimanche, dans le cadre du 12e Festival du monarque, qui se déroulait au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin. La plupart sont déjà partis vers une contrée plus chaude, tandis que quelques-uns sont restés à Granby en attendant de prendre le grand départ.

Au-delà de 1500 personnes ont visité les différents kiosques et participé à la fameuse envolée dans la seule journée de dimanche. «On a eu des petites frayeurs avec le vent, la météo n'était pas évidente, mais oui, on est contents du nombre de participants, a indiqué la responsable de l'éducation au CINLB, Laurence Cavitte. On a eu de beaux kiosques, de beaux partenaires.» Un total de 25 kiosques, soit 12 dans le marché des papilles et 13 à saveur plus éducative et artistique, étaient installés sur le site.

Sur la scène, le porte-parole de l'événement, Georges Brossard, a pris à quelques reprises le micro pour parler de sa grande passion: les insectes. Il a par ailleurs déjà réservé sa place de porte-parole pour la prochaine édition, en 2017.

«Le monarque est le symbole. Tous les insectes sont importants, explique en entrevue le coloré entomologiste. On cherche à tout bout de champ des manifestations culturelles, scientifiques, populaires, écologiques... On en a une ici de toute beauté, avec un paquet d'amateurs passionnés, désireux de communiquer leur science. Ici, c'est plein d'entomologistes et de naturalistes. C'est unique!»

Les 300 monarques relâchés par les visiteurs de tous les âges sont étiquetés pour les besoins de l'étude Monarch Watch, qui permet de les retrouver pendant leur périple. «Si une personne ou un collectionneur trouve un monarque, il est invité à le rapporter sur Internet et ça nous prouve que le papillon s'est rendu», rapporte M. Brossard.

Appelé à commenter les hauts et les bas dans la population de monarques, le spécialiste de l'insecte critique la coupe de l'asclépiade au cours des dernières années. «Les cultivateurs cultivent jusqu'au fossé: c'était le royaume de l'asclépiade! L'asclépiade, la plante haute et nourricière, disparaît. Résultat: la population de monarques diminue.»

Il souhaite sensibiliser non seulement la population, mais aussi le gouvernement à l'importance de l'asclépiade, qui retrouve tranquillement, mais sûrement, ses lettres de noblesse avec l'exploitation de sa fibre par Protec-Style à Granby.

L'équipe de Bimana était sur place ce week-end pour animer la foule avec ses monarques géants. Nul doute que ces immenses monarques ont impressionné les convives.

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