Fin de Bonne boîte bonne bouffe : le GASP déplore la perte du service

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Le coordonnateur du GASP, Nicolas Luppens.

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Granby) Le Groupe actions solutions pauvreté (GASP) se désole de la fermeture de Bonne boîte bonne bouffe. Aux prises avec d'importants problèmes financiers, le service n'est plus en mesure de «rendre accessibles des fruits et légumes frais à juste prix aux familles les plus vulnérables». Basé à Montréal, Bonne boîte bonne bouffe a rendu les armes définitivement mercredi dernier, après avoir tenté un arrêt temporaire pendant l'été pour trouver des solutions.

Offert via quatre points de service dans la région depuis mai 2015, Bonne boîte bonne bouffe avait distribué pas moins de 3500 paniers sur le territoire couvert par le GASP à des familles à faible revenu ou à revenu modeste. Le coordonnateur Nicolas Luppens y voit une grande perte.

«C'est un peu aberrant de voir qu'un beau projet comme ça, qui desservait 60 000 personnes dans le Grand Montréal, est complètement terminé du jour au lendemain.»

M. Luppens croyait, jusqu'à la semaine dernière, que Bonne boîte bonne bouffe survivrait. Or, le service ne s'est pas remis de la perte des fonds provenant de Centraide. L'organisme - qui contribuait largement au budget du service - a récemment décidé de réorienter son argent vers d'autres projets. Loin de blâmer Centraide, le coordonnateur du GASP déplore que personne n'ait pris le relais.

«C'est très rapide, en fait. On avait même procédé aux commandes pour la prochaine livraison. [...] Dans le fond, à travers tout ça, on a un peu l'impression que le projet a été dissous rapidement dans le sens que Bonne boîte bonne bouffe n'avait pas le financement pour continuer, mais il n'y a pas eu d'aide d'autres acteurs dans la communauté.»

Nicolas Luppens croit que le gouvernement provincial, avec ses orientations concernant les saines habitudes de vie, aurait pu soutenir le service pour lui permettre, au moins, de reprendre son envol.

Tout refaire de A à Z

Le coordonnateur du GASP trouve dommage que le service de Bonne boîte bonne bouffe - qui selon lui a mis du temps à décoller, mais fonctionnait maintenant très bien - n'ait pas réussi à trouver de financement adéquat.

«Ç'a demandé une bonne mobilisation du milieu pour faire naître ce projet-là et maintenant on a l'impression que tout est un peu à recommencer si on veut aller dans cette avenue-là, ici, localement. Il faut tout refaire de A à Z», se désole M. Luppens.

Selon lui, il n'y a pas d'autres services qui, actuellement, peuvent offrir des économies aussi intéressantes pour les familles à revenu modeste ou à faible revenu de la région, puisque les banques alimentaires ou les églises - comme l'église Le Flambeau - n'offrent pas des produits de la même qualité. M. Luppens craint donc que la consommation de fruits et légumes frais diminue chez ces familles qui profitaient des services de Bonne boîte bonne bouffe.

«D'après moi, ç'a une incidence réelle sur les ménages moins fortunés en général», avance-t-il.

Le GASP est en contact avec le bureau du ministre Pierre Paradis pour tenter de pallier la situation. L'idée d'un projet local pourrait éventuellement être envisagée, mais M. Luppens indique qu'il sera difficile de réaliser en région des économies d'échelle aussi intéressantes que celles du Grand Montréal.

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