Des consultations pour la revitalisation du centre-ville

Le projet de revitalisation du centre-ville de Granby... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Le projet de revitalisation du centre-ville de Granby fera l'objet d'une série de consultations à la fin de l'année ou au début de 2017, affirme le maire Pascal Bonin.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) L'ambitieux projet de revitalisation du centre-ville de Granby caressé par l'administration municipale fera l'objet d'une série de consultations publiques à la fin de l'année ou au début de 2017, a affirmé le maire, Pascal Bonin.

Initialement, la population devait être mise au parfum de ce projet au début de l'automne, mais le processus de préparation s'étire. Une firme de consultants a entre autres été mise à profit pour aider le comité centre-ville, sur lequel siègent le maire et les conseillers Michel Mailhot et Julie Bourdon, à tracer les grandes lignes du projet, explique Pascal Bonin.

«Le projet n'est pas mort. Au contraire. Nous sommes en maturation, en élaboration des premières prémisses. On veut avoir certaines idées et certaines réponses à pouvoir donner aux citoyens avant de les rencontrer», fait valoir le maire.

Mais celui-ci assure que les consultations ne serviront pas à présenter un «projet prédéfini, tout emballé», où il n'y a plus rien à ajouter. «On va le modeler avec les citoyens. Ce n'est pas le même type de projet que pour une bâtisse. On parle d'un milieu de vie, d'une artère commerciale, d'un lieu qui a une histoire. Il faut consolider tout ça», dit Pascal Bonin.

Plusieurs rencontres

Si l'administration municipale a fait l'objet de critiques au cours des derniers mois pour le manque de consultation sur le plan de mobilité active qu'elle a élaboré, il en ira autrement pour le projet de revitalisation du centre-ville. «Il va y avoir plus de consultations que pour la piscine», lance le maire en faisant référence au projet de centre aquatique de 34 millions$ qui a entre autres fait l'objet de deux grandes rencontres à l'auditorium du Zoo de Granby.

Selon lui, les rencontres par petits groupes seront toutefois privilégiées aux séances de consultations devant des centaines de citoyens. «Les consultations à 800 personnes à la fois, ce n'est pas évident», dit M. Bonin. Les Granbyens, les résidants des villes environnantes, les commerçants locaux, les commerçants de l'extérieur, les organisateurs d'événements et différents partenaires pourraient ainsi être autant de groupes consultés, énumère-t-il.

«Les résidants, les commerçants, les diverses associations; il y a beaucoup de gens touchés. Et je veux prendre le temps de bien faire les choses. Je veux que ce soit le projet de la communauté, pas juste des politiciens et des fonctionnaires», dit le maire.

Payé comptant

Pour l'heure, Pascal Bonin ne chiffre pas le projet qui sera appelé à se réaliser par phases, possiblement à partir de 2018 ou 2019. Une chose est toutefois d'ores et déjà claire à ses yeux: les travaux seront payés comptant. «C'est beau rêver, mais il y a une facture à tout ça... (...) Il va falloir que ça respecte les budgets qu'on est capables de payer sans avoir de dettes», glisse-t-il.

Le budget 2016 prévoyait une enveloppe d'un million$ d'honoraires professionnels pour ce projet. Mais depuis deux ans, les différents mandats accordés totalisent 138 000 $, selon le directeur du Bureau de projets de la Ville, Daniel Surprenant. Le gros de l'enveloppe sera surtout utilisé pour la réalisation des plans et devis, souligne-t-il.

Les différents contrats alloués ont notamment permis d'élaborer le concept (35 000 $) et de définir les besoins (10 000 $). Les aspects plus techniques du projet ont aussi été évalués, alors que des études de caractérisation environnementale du secteur ainsi que de circulation et de stationnement (60 000 $) ont été demandées. Le potentiel archéologique (7000 $) a aussi fait l'objet d'un autre mandat, détaille M. Surprenant.

Selon lui, le projet centre-ville donnera lieu à des travaux de grande envergure. «On ne fait pas juste la revitalisation des aménagements de surface, on va aussi refaire les infrastructures souterraines, les égouts et l'aqueduc, parce qu'elles sont rendues à la fin de leur vie utile. C'est un très gros mandat», affirme Daniel Surprenant. Les «utilités publiques» étant enfouies, la Ville devra aussi s'asseoir avec les Hydro-Québec, Bell et autres Vidéotron pour peaufiner le projet, ajoute-t-il.

Le projet franchira néanmoins une autre étape plus tard cet automne, alors qu'il sera soumis à l'ensemble du conseil municipal. La population pourra ensuite y ajouter sa couleur.

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