Une vidéo pourrait faire avancer l'enquête sur les méfaits

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Chez Artopex, le remplacement de la fenêtre double craquelée coûtera plus de 800 $.Les policiers évaluent l'ensemble des dommages dans la ville à plus de 50 000 $.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le complexe sportif Artopex, situé dans la rue Robitaille, fait partie des bâtiments endommagés par les attaques au pistolet à plomb des derniers jours, à Granby. Les caméras de surveillance extérieures de l'édifice pourraient avoir capté des images qui permettraient de faire progresser l'enquête. En plus de la bande vidéo, une bonbonne de gaz CO2 est analysée par le service de police de Granby.

C'est la première fois en cinq ans d'existence que le complexe sportif Artopex est la cible d'un acte de vandalisme. «C'est fâchant, on travaille fort pour offrir des infrastructures de qualité à la population. C'est un geste qui est complètement gratuit, c'est ça qui est particulièrement décevant», se désole le directeur général du complexe sportif, Paul Goulet.

Mardi, ce dernier a remarqué qu'une fenêtre du deuxième étage était largement fissurée. «Lorsqu'on est arrivé le matin, on a levé les stores et c'est là qu'on a vu le bris. Mais en même temps, j'avais mon équipe d'entretien paysager qui était là, donc je me suis dit "c'est peut-être une roche qui est partie d'une tondeuse"», relate-t-il.

Le lien avec les méfaits commis partout dans la ville s'est confirmé plus tard, lorsque des enfants du camp d'été multisports d'Artopex ont trouvé une bonbonne de gaz CO2 dans le stationnement du complexe.

«En faisant 1 + 1, on a fait le lien entre le bris de vitre et le matériel qui a été trouvé dans le stationnement du complexe», mentionne Paul Goulet. Des balles de plomb gisaient également non loin de là, venant renforcer l'hypothèse que les vandales utilisent un pistolet à air comprimé.

Dommages

Depuis le 5 juillet, le service de police de Granby a reçu pas moins de 65 plaintes pour des dommages causés sur des voitures, des maisons et des commerces. Les policiers ne savent pas si les crimes ont tous été commis dans la nuit du vendredi au samedi, ou s'ils ont été perpétrés sur plusieurs jours.

Chez Artopex, le remplacement de la fenêtre double craquelée coûtera plus de 800 $. «Multipliez-le par le nombre d'incidents qui sont arrivés en ville, c'est déplorable», commente le DG du complexe. Les policiers évaluent l'ensemble des dommages à plus de 50 000 $.

«Pour beaucoup de gens qui ont des déductibles sur leur maison de 250 $ ou 500 $, la majorité ne va pas réclamer. Ou tu ne veux pas avoir de taches à ton dossier. Donc pour beaucoup de gens, c'est de l'argent qui va sortir directement de leurs poches», déplore Paul Goulet.

Vigilance

«On est assez bien équipés en caméras de surveillance, alors on espère que ça apportera des éléments importants à l'enquête», souhaite le directeur du complexe, qui a remis la bande vidéo aux enquêteurs. Il espère que la population se mobilisera pour épingler les responsables.

«Des fois, les gens se disent "c'est une niaiserie, j'appellerai pas la police pour ça." Comme on a 65 dossiers, chaque petit détail compte. Ça peut faire tout débouler et permettre une arrestation», souligne l'agente Caroline Garand.

Les policiers font appel à la vigilance des citoyens qui pourraient avoir été témoins de ces crimes. La collaboration des parents dont les enfants possèdent une arme à air comprimé est aussi sollicitée.

Rappelons que l'utilisation d'un fusil à plomb est proscrite en vertu de la réglementation municipale. Les contrevenants s'exposent à une contravention de 75 $, plus les frais.

«Là c'est plate, c'est du méfait public. Mais un moment donné, y'aura quelqu'un de blessé», avertit Paul Goulet. «Y'a assurément des choses plus constructives à faire dans la communauté que de s'adonner à ce type d'activité là», dit-il.

Toute personne détenant des informations susceptibles de faire avancer l'enquête est invitée à communiquer avec l'enquêteur Dominic Boisvert au 450-776-8333, poste 3619. Les renseignements peuvent être transmis de façon confidentielle via Échec au crime au 1-800-711-1800.

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