L'asclépiade étend ses racines

Quelque 2800 plants d'asclépiade, l'emblème floral de Granby,... (Fournie par Gestrie-Sol)

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Quelque 2800 plants d'asclépiade, l'emblème floral de Granby, ont été mis en terre à un jet de pierre de la piste cyclable l'Estriade. Un projet réalisé en collaboration notamment par la Ville de Granby, le club conseil Gestrie-Sol,  l'agronome Isabelle Martineau, ainsi que par un groupe d'étudiants du programme d'éducation internationale de l'école secondaire l'Envolée, à Granby.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) L'emblème floral de Granby, l'asclépiade, étend davantage ses racines. Non seulement la culture à grande échelle de cette plante, au coeur des activités de l'entreprise granbyenne Protec-Style, a germé dans la région cette année, mais un site de démonstration a été aménagé à un jet de pierres de la piste cyclable l'Estriade.

«Le gros noyau de la culture de l'asclépiade est en Mauricie. Mais c'est une culture en émergence. Trois agriculteurs de la région, dont une ferme du boulevard David-Bouchard à Granby, en ont semé. Il y en a 75 acres juste chez notre clientèle», a souligné Isabelle Martineau, agronome au club-conseil Gestrie-Sol, à Granby.

Cette dernière a aussi participé, avec la Ville de Granby, à l'aménagement d'un site de démonstration de l'asclépiade. Près de 3000 plants y ont été mis en terre le mois dernier, près de la station de pompage.

Les plants ont été démarrés en serre au Cégep de Joliette et ont été transplantés sur paillis de plastique, pour éviter l'application d'herbicide. En cours de route, un paysagiste a donné un coup de main pour préparer le sol. Un petit groupe d'élèves du programme d'éducation internationale (PEI) de l'école secondaire l'Envolée a aussi participé à la mise en terre, explique Mme Martineau.

Si la plante vivace, considérée par certains comme une mauvaise herbe, étend ses rhizomes cette année, il faudra cependant attendre à l'an prochain pour la production des fleurs qu'affectionnent tant les papillons monarques. «L'an prochain, ça va se propager, ça ne sera pas long», lance l'agronome.

Le coordonnateur en environnement à la Ville, Serge Drolet, se réjouit de ce projet. «Ça va être une expérience de fleurs et d'odeurs, lance-t-il. C'est une plante indispensable pour les monarques. Plus il y a d'asclépiades, plus on favorise ces papillons. Et intégrer le PEI dans ce projet, c'est fantastique.»

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Le maire de Granby, Pascal Bonin, souligne que l'aménagement d'un site d'asclépiade s'inscrit en droite ligne avec l'implantation l'an dernier du Carrefour d'innovation en technologies écologiques (CITÉ), axé sur le développement d'une économie verte, et le travail de Protec-Style, qui oeuvre au développement du potentiel de la fibre de cette plante.

«Quand on a nommé l'asclépiade comme emblème floral, on avait aussi comme vision de la montrer parce que ce n'est pas évident de savoir ce que c'est exactement, même si ça commence à être plus connu», dit M. Bonin.

Secteur à valoriser

Ce dernier affirme par ailleurs que le secteur en bordure de la piste cyclable qui s'étire de la station de pompage à la passerelle Miner est appelé à connaître des changements. «C'est un joyau qui, je crois, n'est pas assez poli», dit-il.

La Voix de l'Est a rapporté en début de semaine qu'un nouveau sentier piétonnier sera aménagé en bordure de la rivière Yamaska, près de la passerelle Miner. Cette année, 345 000$ seront investis dans ce projet.

Comme des travaux importants sont prévus au barrage de la Tannerie, l'occasion pourrait être saisie de revamper le parc aménagé à proximité. «Ça fait longtemps que je regarde pour améliorer ce parc-là. Il est dû pour un rafraîchissement. D'après moi, c'est un parc de ville, un parc touristique. J'aimerais y ajouter certaines touches d'éclairage, changer le mobilier (...) Ce sont des secteurs gagnants, des cartes de visite. Il s'agit de les visiter pour voir à quel point c'est magnifique», dit le maire.

Le conseil municipal pourrait ainsi être appelé à se prononcer sur le sujet lors de la préparation du prochain budget, à l'automne, confirme Pascal Bonin.

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