Une Granbyenne a vu la mort de près à Nice

La Granbyenne Gabrielle Vallières-Lavoie a vu la mort... (AFP,ANNE-CHRISTINE POUJOULAT)

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La Granbyenne Gabrielle Vallières-Lavoie a vu la mort de près, à Nice.

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(Granby) Gabrielle Vallières-Lavoie, une jeune Granbyenne qui se trouvait en voyage à Nice lors de l'attentat terroriste, a vu l'horreur de près. De très près.

Le camion qui a foncé jeudi sur une foule massée sur la Promenade des Anglais, faisant 84 morts, est passé tout juste devant elle.

La jeune étudiante était alors attablée à une terrasse avec une amie, à côté du palais de la Méditerranée. «Nous avions regardé les feux d'artifice là (pour la Fête nationale) et nous étions en train de boire un dernier café quand nous avons entendu des cris et vu un camion s'arrêter juste devant nous, ce qui était très anormal puisque c'était barré aux voitures pour l'événement», a-t-elle témoigné via Facebook à La Voix de l'Est.

«Ma première pensée a été que c'était une bombe, donc nous nous sommes précipitées dans la rue la plus proche en courant le plus vite possible pour s'éloigner. C'était la panique, tout le monde courait et se poussait, j'ai vu une dame tomber et s'ouvrir la lèvre. Ensuite, pendant que nous courions, nous avons entendu des coups de feu, et j'ai pensé que c'était des tireurs qui sortaient du camion pour nous fusiller. Nous avons couru le plus rapidement possible pour nous rendre à notre appartement. Tout au long, les gens étaient paniqués, personne ne savait ce qui se passait, on sursautait au moindre bruit en tentant de prendre les meilleures décisions pour survivre.»

Barricadées dans la salle de bain

La Granbyenne de 24 ans et son amie se sont ensuite réfugiées dans leur appartement et barricadées dans la salle de bain, le plus loin possible des fenêtres, pendant quelques heures, ignorant complètement ce qui se passait pendant ce temps à l'extérieur. Elles ont également communiqué avec leurs familles pour les rassurer.

«J'ai vraiment eu peur de mourir», écrit-elle à La Voix de l'Est.

«En rétrospective, analyse-t-elle, je crois que nous étions à la fin de la course du camion, et que les tirs que nous avons entendus étaient probablement ceux de la police.»

Ce qui la bouleverse le plus?

«Savoir que si nous avions choisi un autre restaurant un peu plus bas ou bien choisi de nous promener dans l'autre direction, nous aurions été directement dans sa trajectoire...»

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