Canicule: les animaux du Zoo de Granby bien protégés

L'éléphant se couvre d'eau et de sable le... (Janick Marois)

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L'éléphant se couvre d'eau et de sable le matin pour se protéger.

Janick Marois

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Granby) Les animaux du Zoo de Granby n'ont pas à craindre la chaleur accablante qui s'est installée mercredi. Même si jusqu'à 40 °C - avec le facteur humidex - ont été ressentis au cours de la journée, la biologiste Julie Hébert assure que les bêtes de l'établissement n'en souffrent aucunement. En fait, le sort des visiteurs l'inquiète davantage!

«Les animaux, d'instinct, vont se protéger. On est à peu près le seul animal qui va contre nature. Vous avez des gens aujourd'hui à qui on doit taper sur les doigts», lance Mme Hébert en riant.

N'empêche que, selon elle, les animaux sont beaucoup plus disciplinés face au climat. Afin de prévenir les coups de chaleur, ils peuvent user de stratégies naturelles, avoir recours aux installations prévues à cet effet par le Zoo, ou même profiter d'une gâterie glacée. Le système est efficace et la biologiste assure qu'aucun animal n'a jamais souffert d'un malaise lié à la chaleur au Zoo de Granby.

Défense naturelle

Avec un mercure élevé, Julie Hébert explique que certains animaux sont «heureux comme des poissons dans l'eau». Elle cite notamment en exemple l'éléphant et sa façon particulière de se couvrir.

«Dès le lever du soleil, il va s'asperger d'eau et ensuite de ça, se projeter du sable sur le dos. En séchant, ça fait une croûte protectrice, un peu comme de la crème solaire. Donc ça va empêcher sa peau de brûler et aussi le protéger contre les moustiques».

Mme Hébert ajoute que les oreilles de ce géant africain sont très vascularisées et qu'en les battant, il fait chuter la température du sang qui circule dans son corps. Elle précise qu'avant tout, les animaux limitent leurs activités et restent cachés à l'ombre ou même sous l'eau, comme les hippopotames.

Aménagements

Pour s'assurer du bien-être des bêtes qui vivent sur son site, le Zoo de Granby dispose également d'aménagements leur permettant d'être le plus à l'aise possible. Ils ont accès à une quantité gargantuesque d'eau et peuvent facilement se réfugier à l'ombre. De plus, les bêtes originaires de climats plus nordiques comme les petits pandas ou les tigres de l'amour peuvent bénéficier d'un brumisateur ou même retourner comme bon leur semble à l'intérieur.

«On a des attentions particulières pour eux. Notamment, on va leur donner accès à leurs quartiers intérieurs climatisés. La porte est ouverte, alors l'animal a le choix», illustre la biologiste.

D'ailleurs, des barèmes établis par des vétérinaires existent dans les zoos et ceux-ci n'attendent pas les chaleurs extrêmes pour poser des gestes concrets.

«C'est bien, bien avant! Au niveau des petits pandas, je pense que ça tourne autour de 23 °C, assure Mme Hébert. On ne veut pas que l'animal ressente un inconfort», résume Mme Hébert.

Des gâteries glacées

Parlant de confort, le Zoo de Granby offre même des gâteries rafraîchissantes et nutritives à ses pensionnaires lors des chaudes journées d'été. Carnivores, frugivores, herbivores: tous ont droit à des sucettes glacées proportionnelles à leur taille. Le procédé est simple: on insère des aliments comme des pommes, des carottes, du poisson ou du jus de viande à l'intérieur de la glace qu'on offre aux animaux.

«Ils vont passer le temps qu'il faut à lécher, à croquer la glace pour aller chercher ce qu'il y a à l'intérieur, décrit la biologiste. [...] On fait d'une pierre deux coups à ce moment-là.»

Les curieux peuvent d'ailleurs visionner une vidéo qui illustre bien ces propos en se rendant sur le lien internet suivant: https://www.youtube.com/watch? v=4T-prIexhvQ.

Visites stratégiques

Elle avoue toutefois que les journées très chaudes ne sont pas idéales pour voir les animaux en action.

«Une journée comme aujourd'hui, c'est un peu plus difficile pour apercevoir la faune. Il faut exercer notre regard un peu plus, parce qu'ils ne sont pas devant nous à bouger», explique Mme Hébert. Son truc? Arriver dès l'ouverture du site à 10 h et revenir en fin de journée, après avoir profité du parc aquatique...

Existe-t-il un seuil critique où des mesures s'imposent? La biologiste indique que oui, mais qu'il ne s'applique pas ici. Elle rappelle que certains zoos situés dans le sud des États-Unis sont habitués à des périodes beaucoup plus torrides.

«Avec le réchauffement climatique, on ne sait jamais, mais je ne pense pas qu'on en vienne, un jour, à une température aussi drastique qui demanderait une intervention d'urgence majeure», croit Mme Hébert.

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