Démission de l'ex-dg de Val-des-Cerfs

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La démission d'André Messier a été acceptée par la commission scolaire du Val-des-Cerfs, mardi.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Après 15 mois de suspension rémunérée, l'ex-directeur général de Val-des-Cerfs André Messier n'est plus à l'emploi de la commission scolaire.

Le conseil des commissaires a officiellement accepté sa démission en séance extraordinaire, mardi soir, «considérant que l'employé matricule #9004 et la commission scolaire en sont venus à une entente de règlement suite au désistement de ce dernier de ses fonctions de hors-cadre», indique le procès-verbal.

Entente dont les termes restent confidentiels, souligne le président de la commission scolaire, Paul Sarrazin. Il n'a pas non plus chiffré la somme que Val-des-Cerfs a dépensée dans ce dossier depuis la suspension de M. Messier, en avril 2015.

«Ça fait partie de l'entente entre les parties et ça reste confidentiel, dit-il. Les parties se sont entendues et tout le monde était confortable avec ça. Vous comprenez que c'est un contexte délicat.»

«Il y avait une volonté de régler ça cette semaine. Pour nous, une page est tournée. Désormais, la commission scolaire, les commissaires et moi, on regarde vers l'avant.»

M. Sarrazin admet qu'il s'agit d'un «soulagement» pour l'organisation. «Ce n'est jamais agréable pour personne quand un dossier est nébuleux et là, le dossier est réglé», dit-il sans donner plus de détails.

Il y a eu un «changement significatif d'attitude» depuis son élection à la présidence de Val-des-Cerfs en novembre 2014, mentionne-t-il. «Il y a encore du travail à faire, mais les gens le remarquent et l'apprécient. On a un budget équilibré. Le compte de taxes a baissé. Je crois que le gros de la tempête est derrière nous.»

Ménage

Lors de son passage à la direction générale, de 2010 à 2015, M. Messier a entretenu des relations extrêmement houleuses avec le syndicat des enseignants, les médias et certains commissaires. Il s'est arrogé de nombreux pouvoirs au sein du conseil - assumant du même coup plusieurs responsabilités - et a multiplié les recours juridiques contre le Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska.

Selon une source digne de foi, M. Messier avait reçu le mandat de «faire le ménage» dans les directions d'école et exigeait une loyauté sans borne de tous ses employés. Plusieurs ont dénoncé son attitude dictatoriale et le climat malsain qui prévalait. Les départs furent nombreux.

«Les employés devaient lui obéir au doigt et à l'oeil», a dit le président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska, Éric Bédard, en 2015.

Une enquête administrative avait été instaurée à la suite de sa suspension. Ses résultats n'ont pas été divulgués. André Messier était à l'emploi de la commission scolaire depuis 2007.

Selon les informations que nous avons obtenues, il serait aujourd'hui à l'emploi d'un conseil scolaire francophone dans l'Ouest canadien. M. Messier n'a pas rappelé La Voix de l'Est.

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