Un surplus budgétaire sur le dos des contribuables, dénonce Bonnardel

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Le surplus budgétaire du gouvernement Couillard a été réalisé sur le dos des contribuables, dénonce le député de Granby François Bonnardel.

Janick Marois

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Les Québécois ont subi assez de saignées, dénonce François Bonnardel, qui impute le surplus budgétaire du gouvernement Couillard à l'augmentation du fardeau fiscal imposé aux contribuables.

Depuis 2003, le gouvernement libéral affiche une croissance moyenne des dépenses de 4,5%, ce qui est bien au-delà de ses revenus, souligne le député et porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de finances publiques.

Il y a deux ans, une épée de Damoclès a commencé à pendre au-dessus de la tête du gouvernement. Les agences de notation ont commencé à lui demander de mieux surveiller ses finances.

«Depuis 2010, on est allé chercher à peu près 16 milliards$ d'argent neuf dans les poches des contribuables, que ce soit par les deux points de TVQ, par les augmentations d'Hydro-Québec, la taxe sur l'essence, le transfert fiscal des municipalités, etc.. Il y a un paquet de taxes qui a été créé pour aller chercher le plus d'argent possible et là, on se réjouit d'un surplus», déplore-t-il en entrevue à La Voix de l'Est.

Redonner aux contribuables

M. Bonnardel propose qu'avec le surplus de 1,8 milliard de dollars annoncé la semaine dernière, le gouvernement fasse des choix pour les contribuables, comme donner des baisses d'impôt substantielles de 1000$ pour les familles et accélérer l'abolition de la taxe santé, prévue pour 2019.

Il ne faut également pas oublier les investissements en éducation et dans les infrastructures scolaires, un des principaux chevaux de bataille de la CAQ. De tels investissements permettent d'avoir une population plus éduquée capable d'aller chercher un meilleur salaire. «Les contribuables ont payé le prix et c'est le temps de leur redonner un cadeau », dit-il.

Il faut une vision et un plan pour l'économie de demain, ajoute-t-il. «Où le bât blesse, c'est que, dans le dernier budget, l'investissement privé résidentiel et non-résidentiel, dans l'année qui a débuté le 1er avril dernier, va être à 0% et 0,1%! Donc, il n'y a presque pas d'investissement qui se fait du côté du privé, du côté non-résidentiel, et on a une croissance du PIB qui va à peine frôler le 1,3 ou 1,4%. On a terminé l'année à environ 1% de croissance du PIB.»

La croissance économique, répète M. Bonnardel, est le talon d'Achille du gouvernement libéral. Une solution doit être trouvée pour que le Québec se démarque dans la croissance de son économie dans les années à venir puisque, plus le temps passe, plus le fardeau fiscal pour la population active augmente.

Pour le moment, «on fait des économies sur le dos des organismes, on fait des économies sur le dos des contribuables et là on a saigné tout ce qu'on pouvait, ajoute-t-il. [...] Ça va faire mal si on n'a pas une vision et un développement de notre économie plus fort dans les prochaines années.»

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