Oui aux tatouages pour les pompiers et policiers... sous condition

Le directeur général de la Ville, Michel Pinault.... (Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le directeur général de la Ville, Michel Pinault.

Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les policiers et pompiers de la Ville de Granby qui souhaitent se faire tatouer sur un bras pourront le faire avec la bénédiction des élus, mais à la condition qu'ils portent une «manche» dans l'exercice de leurs fonctions pour le dissimuler.

«Il faut être de notre époque», dit le... (Archives La Voix de l'Est) - image 1.0

Agrandir

«Il faut être de notre époque», dit le maire Pascal Bonin.

Archives La Voix de l'Est

Le conseil municipal a modifié ses directives internes en ce sens lors de la dernière séance ordinaire. Selon le directeur général de la Ville, Michel Pinault, cette décision fait suite à la demande d'un policier qui souhaitait se faire tatouer sur un avant-bras.

Auparavant, cela contrevenait aux directives de la Ville. Les policiers et pompiers devaient s'abstenir de porter des tatouages, permanents ou temporaires, car ces employés représentent une figure d'autorité et, dans la foulée, l'image de la Ville, de par la nature de leurs fonctions. Mais une nouvelle «ouverture» est ainsi démontrée. Les tatouages devront néanmoins être de bon goût, donc exempts de représentations haineuses, vulgaires ou sexistes, précise Michel Pinault.

«Des policiers et des pompiers tatoués, on en rencontre de plus en plus», estime le DG de la Ville. «Mais on croit que la population est en droit de s'attendre à ce que les policiers ou les pompiers ne se présentent pas en arborant des tattoos», ajoute-t-il.

Détail: les employés civils de la Ville ne sont pas concernés par cette directive interne.

Pas partout

Le maire Pascal Bonin croit que l'administration municipale a ainsi obtenu un «bon compromis». «Il faut être de notre époque», lance celui qui a lui-même plus d'un tatouage. Mais cela ne signifie pas pour autant que tous les tatouages sont autorisés. «Il faut faire attention à la localisation. Sur les bras et dans le dos, c'est correct. Mais il ne serait pas permis d'être tatoué sur les mains, dans le cou ou sur le front», dit le maire.

«Les figures d'autorité ont toujours une responsabilité», estime Pascal Bonin.

En 2011, la Ville a eu maille à partir avec un de ses pompiers qui affichait un tatouage sur un de ses bras, l'oeuvre s'étirant de l'épaule au poignet. La Ville exigeait qu'il recouvre son tatouage et qu'il retire en outre les boucles d'oreilles qui ont pour effet d'agrandir les lobes d'oreilles (stretching pour les initiés) qu'il portait.

À l'époque, l'avocat du syndicat des pompiers du Québec avait jugé cette demande déraisonnable. Selon lui, elle allait à l'encontre de la Charte des droits et libertés.

Mais, dans le cadre d'une entente à l'amiable, le pompier en question a finalement accepté de porter une manche dans l'exercice de ses fonctions, affirme Michel Pinault. Cette tolérance officieuse est maintenant inscrite dans les directives officielles.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer