Divergences à propos du lac Boivin à la table du conseil

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Les actions à poser pour assurer l'avenir du lac Boivin ne font pas l'unanimité à la table du conseil municipal de Granby.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les actions à poser pour assurer l'avenir du lac Boivin ne font pas l'unanimité à Granby. Le conseiller municipal responsable de l'environnement plaide pour la réalisation d'un nouveau projet d'étude. Mais la majorité des élus souhaite plutôt poser des gestes concrets. Résultat: une nouvelle étude pourra être lancée, mais à la condition qu'une opération de faucardage soit autorisée, ont-ils décrété lors de la séance du conseil.

Une décision qui déçoit le conseiller Jean-Luc Nappert, responsable des dossiers environnementaux. «La résolution adoptée par le conseil attache l'étude au faucardage. Mais le hic, c'est qu'il y a deux autorisations à recevoir pour le faucardage. Et on peut attendre longtemps», a fait valoir M. Nappert.

Sa crainte: que la Ville passe à côté du projet de recherche si les délais devaient être trop longs. «La recherche va en droite ligne avec le plan d'action sur l'avenir du lac Boivin pour déterminer les actions à prendre», dit-il.   

L'étude en question vise à estimer les quantités et la provenance du phosphore déversé dans le lac. Pour ce faire, l'organisme bassin versant (OBV) Yamaska s'est associé avec l'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) ainsi qu'avec le club-conseil Gestrie-Sol. Le ruisseau Bouchard, le ruisseau Ostiguy et la rivière Yamaska Nord seront sous la loupe.

La «contribution nature» de l'IRDA représenterait 31 925 $, soit le tiers du budget total de l'étude, selon le sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie. La Ville de Granby est prête, pour sa part, à investir 72 219 $ dans le projet.

Accords

Mais voilà, les élus conviennent de verser cette somme s'ils peuvent aller de l'avant avec le faucardage de surface. Plutôt que de couper les problématiques algues filamenteuses au fond de l'eau, ce qui aurait pour effet d'engendrer une recrudescence d'herbiers, le conseil municipal souhaite agir plus en surface. Cela améliorerait l'esthétique du plan d'eau et faciliterait certaines activités aquatiques, croit-il.

Le feu vert du ministère des Transports du Canada est cependant requis pour pouvoir utiliser la faucardeuse que la Ville souhaite acquérir d'une entreprise ontarienne. L'accord du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques est aussi requis.

Jean-Luc Nappert dit n'avoir rien contre le faucardage, mais ces délais pourraient nuire à la Ville, croit-il. Un autre projet de recherche collectif impliquant notamment la MRC de la Haute-Yamaska, l'OBV, le club-conseil Gestrie-Sol et le ministère de l'Agriculture a aussi fait l'objet de discussions. Mais celui-ci pourrait ne pas se réaliser, craint le conseiller, si l'étude de l'IRDA ne va pas de l'avant.

«Pour moi, la Ville a à être le leader là-dedans. Elle doit donner le signal et embarquer dans les études sans condition», dit-il. 

À l'action!

Selon le conseiller municipal Robert Vincent, les «tablettes» sont déjà «pleines d'études» sur le lac. «La seule façon d'avoir un lac appréciable, c'est d'avoir du faucardage», croit-il.

Son homologue à la table du conseil, Julie Bourdon, est plus nuancée. Elle a pour sa part affirmé être «pour que les deux (les études et le faucardage) se fassent parallèlement».

Le maire Pascal Bonin, lui, est d'avis qu'il est temps de passer à l'action. «Je souhaite qu'il se passe de quoi et il ne se passe rien. (...) Une étude, ce n'est pas une action pour les citoyens. Qu'on arrête de nourrir les cerveaux et qu'on fasse une action concrète», a-t-il laissé tomber à la dernière séance du conseil municipal.

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