Un immense jardin communautaire verra le jour

Un vaste jardin communautaire est en voie de... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

Agrandir

Un vaste jardin communautaire est en voie de s'enraciner sur la propriété du Centre Jean-Paul-Regimbal et des Trinitaires à Granby, grâce à la collaboration du jardinier passionné et ex-député néo-démocrate Réjean Genest, de Lionel Maltere, le grand manitou du projet, et d'Alain Labonté, directeur général du Centre.

Alain Dion, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Un mégajardin communautaire de quatre acres est en voie de s'enraciner à Granby sur la propriété du Centre Jean-Paul-Régimbal et des Trinitaires. Pas moins d'une centaine de lots y seront aménagés pour permettre à ceux qui le désirent de mettre les mains dans la terre pour y cultiver leurs fruits et légumes, a expliqué l'instigateur de ce projet, Lionel Maltere.

Ce dernier, qui peut compter sur la collaboration de l'ex-député néo-démocrate de Shefford et jardinier de longue date Réjean Genest, n'en est pas à sa première expérience. L'an dernier, il a aménagé, sans tambour ni trompette, un jardin semblable - quoiqu'un peu plus petit - sur le terrain de l'entreprise Airmax, dans le parc industriel. «Mais on était hors-la-loi», lance en riant M. Maltere, un bénévole actif dans différents organismes de Granby.

Ce jardinage à grande échelle n'est, en effet, pas autorisé dans le parc industriel. Mais la Ville a fait preuve de tolérance l'an dernier, a expliqué le conseiller municipal responsable du développement social, Robert Riel. «On leur avait promis qu'on leur trouverait un terrain. Il n'y avait rien à la Ville, mais j'ai poursuivi mes recherches», relève-t-il.

M. Riel a trouvé une oreille attentive auprès du père Denis et d'Alain Labonté, directeur général du Centre Jean-Paul-Régimbal. «C'est un désir qu'on avait d'aider les gens plus démunis et d'utiliser cet espace-là», a fait valoir M. Labonté en balayant d'un large geste le terrain qui, l'an dernier, était prêté à un agriculteur qui y a cultivé du maïs. «C'est en lien avec ce qu'on fait déjà», ajoute Alain Labonté.

Plusieurs partenaires

Passionné de jardinage, Lionel Maltere est ainsi à pied d'oeuvre depuis quelques jours pour délimiter les lots qui seront offerts au coût de 20 $ par saison. M. Maltere entend consacrer au moins cinq jours par semaine à ce nouveau jardin. Selon lui, une grande partie des lots, d'une superficie de six mètres (20 pieds) sur six mètres, a déjà trouvé preneurs, notamment parce que des jardiniers de l'an dernier ont manifesté le désir de poursuivre l'expérience sur ce nouveau site.

L'organisme SOS Dépannage, qui a dû réduire la superficie de ses propres jardins communautaires dans le cadre de son projet d'agrandissement, réfère aussi plusieurs personnes tentées par l'expérience du jardinage, en plus de donner un coup de main pour la fourniture d'outils et d'équipements, souligne M. Maltere.

Ce dernier et Réjean Genest se réservent par ailleurs quelques lots. Tout ce que le duo y cultivera sera remis à Partage Notre-Dame, un organisme auprès duquel M. Maltere est engagé depuis quelques années.

Les jardins du Centre Jean-Paul-Regimbal se veulent rassembleurs, car plusieurs entreprises, organismes et citoyens se sont déjà engagés à fournir du matériel pour la réalisation du projet ou encore à parrainer des lots de jardinage. Ceux qui le désirent peuvent acquitter les coûts de 20 $ pour permettre à des personnes plus démunies de jardiner gratuitement.

Reflet

S'il n'en tient qu'à Lionel Maltere, les allées du jardin seront recouvertes de trèfle blanc. L'Atelier 19 pourrait aussi être mis à profit. «J'ai pris l'engagement que ce terrain sera le reflet du quartier et des Pères Trinitaires», souligne le grand manitou.

Les 20 $ demandés aux jardiniers permettront entre autres aux responsables du projet d'acheter des outils, du trèfle et le matériel nécessaire pour permettre à ce coin de terre de prendre vie.

Éventuellement, un espace vert pourrait être aménagé à proximité des jardins par le Centre Jean-Paul-Regimbal pour permettre à ceux qui le désirent de prendre un temps d'arrêt, note Alain Labonté. Cela serait ainsi au diapason des activités de l'endroit, où se trouve une maison de ressourcement et d'accompagnement spirituel, précise-t-il.

Le jardin sera accessible de 7 h 30 à 20 h 30. Les personnes qui souhaitent obtenir des informations peuvent joindre Lionel Maltere à: lionelmaltere@hotmail.ca.

Réjean Genest a quitté la vie politique pour... (Archives La Voix de l'Est) - image 2.0

Agrandir

Réjean Genest a quitté la vie politique pour mieux revenir à ses anciennes amours: le jardinage.

Archives La Voix de l'Est

Réjean Genest revient à ses amours

Réjean Genest a quitté la vie politique pour mieux revenir à ses anciennes amours: le jardinage. «Enfin, je vais pouvoir jardiner chez moi et cultiver des légumes en quantité», a-t-il lancé lorsque La Voix de l'Est l'a rencontré.

M. Genest a été élu, contre toute attente, député néo-démocrate de la circonscription de Shefford en 2011. Il n'a pas sollicité de renouvellement de mandat l'an dernier pour des raisons de santé, dit-il.

S'ennuie-t-il de la politique? «Absolument pas», laisse-t-il tomber. Il affirme avoir passé de «merveilleuses années» à Ottawa, à oeuvrer pour la région. Mais «c'est beaucoup, beaucoup de travail», dit-il. Selon lui, son épouse, en particulier, a trouvé cette période difficile.

Réjean Genest affirme avoir parfois passé des mois sans voir ses enfants et ses petits-enfants, car son emploi du temps et ses activités ne le lui permettaient pas. «C'est très prenant», dit-il.

Aujourd'hui, il dit se tenir au courant de ce qui se passe sur la scène politique. Mais sans plus. Les 250 variétés d'hémérocalles que compte son terrain et les semis de légumes qu'il réalise dans sa petite serre l'intéressent beaucoup plus.

Au jardin communautaire, Réjean Genest ne se fera d'ailleurs pas prier pour partager quelques-uns de ses secrets. Déjà, il a préparé un calendrier des semis et des plantations qu'il a l'intention de remettre aux jardiniers. Il veut aussi offrir les nombreux plants de tomates, poivrons, aubergines et autres fraises qu'il a démarrés chez lui.

«L'idée, c'est de rendre service et ici, ça fait partie de ça», laisse tomber M. Genest.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer