Pascal Bonin reçoit une mise en demeure

Robert Choquette a dénoncé, lors de la séance... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Robert Choquette a dénoncé, lors de la séance du conseil municipal de lundi, avoir été victime de railleries et de propos diffamatoires de la part d'internautes s'exprimant sur la page Facebook du maire Pascal Bonin.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le maire Pascal Bonin manque-t-il à son devoir en laissant des propos injurieux à l'endroit de certains citoyens sur sa page Facebook? Le Granbyen Robert Choquette estime que oui. Et il a mis le maire en demeure de retirer les insultes rédigées par certains citoyens à son endroit sur sa page.

Mardi, en fin d'après-midi, Pascal Bonin a confirmé avoir retiré non pas uniquement les propos jugés insultants, mais l'ensemble de la publication litigieuse de sa page Facebook. «Je l'ai retiré parce que ça a blessé monsieur et ce n'est pas mon genre de blesser les gens. (...) Je l'ai enlevé parce que je ne veux pas engendrer des frais pour la Ville. Mais ça ne veut pas dire que j'endosse ce qui est écrit dans la mise en demeure. Il ne faut pas voir ça comme une victoire», a déclaré le maire à La Voix de l'Est.

Cette histoire a débuté lundi soir, Robert Choquette dénonçant lors de la séance du conseil municipal avoir été victime de railleries et de propos diffamatoires de la part d'internautes à la suite de l'intervention qu'il avait réalisée lors de la précédente séance du conseil municipal. M. Choquette demande depuis plusieurs années que la Ville de Granby réglemente ou interdise les feux extérieurs, ce que le maire Bonin refuse de faire.

Au lendemain de la publication d'un article dans La Voix de l'Est, Pascal Bonin a partagé sur sa page Facebook (celle qu'il utilise comme maire et non à titre personnel) le texte rapportant ce débat, accompagné de la mention: «Si je suis dans l'erreur, dites-le-moi».

Les commentaires ont été nombreux. Et certains s'adressent directement à Robert Choquette en des termes irrespectueux. Mardi matin, il était encore possible d'en lire certains où M. Choquette est traité de «vieux chenoque» ou de «maudit chialeux de balusse».

Pas le temps

Le maire Bonin a fait valoir, lors de la séance du conseil, qu'il est le seul à filtrer les commentaires laissés par les internautes sur sa page. De ce fait, il considère qu'il est plus important pour lui de «gérer les affaires de la Ville» que de gérer sa page Facebook.

«Mon emploi du temps ne me permet pas nécessairement de tout filtrer. Il y a des gens pour qui, malheureusement, c'est un défoulement. Mais je pense que cette page Facebook sert à promouvoir de belles choses et à avoir un contact direct avec les citoyens», a-t-il dit. Pour lui, il n'est donc pas question de mettre fin à sa présence sur Facebook.

Robert Choquette a en outre reproché lundi au maire d'avoir «bloqué» de sa page Facebook sa conjointe, Pauline Hamel. «Il y a des personnes qui nous écrivent qui n'ont jamais rien de positif à nous dire, sur tous les sujets. Je ne verrais pas pourquoi je prendrais des heures et des heures à lire des commentaires qui, de toute façon, sont négatifs», a fait valoir Pascal Bonin.

Combat

À un moment, le maire a même laissé tomber: «On va se dire les vraies choses, M. Choquette, ça vous dérange la manière que je m'habille. Ça vous dérange la manière que je parle. Ça vous dérange que je respire. Je ne vous plairai jamais. Dans la vie, ça ne donne rien de faire un focus là-dessus. Moi, je passe à un autre appel et c'est tout. (...) Les petits feux, il n'y a pas de volonté politique autour de la table de changer les choses».

Excédé, le maire Bonin a mis fin à l'intervention de Robert Choquette, qui lui a alors remis sa mise en demeure. La conjointe de M. Choquette, Pauline Hamel, est en rémission d'un cancer du poumon. Deux membres de la famille de celle-ci sont aussi décédés d'un cancer du poumon. Ce qui explique son combat contre les feux extérieurs et la fumée dommageable pour la santé.

«Lui (le maire) s'est battu pour un terrain de balle (parc Richelieu). Moi, je me bats pour ma vie. On a le droit. Et on n'a pas besoin d'être insultés pour ça», a déclaré Mme Hamel mardi.

Pascal Bonin précise que ses propres commentaires n'ont, en aucun temps, été impolis. Et il dit s'interroger sur cet épisode. «Les gens souhaitent des politiciens ouverts et c'est ce que je suis. Mais je me fais répondre par une mise en demeure», dit-il.

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