Une Marche du Pardon qui prend tout son sens

La pluie n'allait pas arrêter la procession, venue... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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La pluie n'allait pas arrêter la procession, venue rendre hommage au Christ et à son message d'amour, plus important que jamais et au coeur de l'actualité.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) La croix était portée par le vicaire David Labossière, suivi de près de 75 fidèles, parapluie à la main. La pluie n'allait pas arrêter la procession, venue rendre hommage au Christ et à son message d'amour, plus important que jamais et au coeur de l'actualité.

«En marchant aujourd'hui, nous, Catholiques, partageons la douleur... (Janick Marois, La Voix de l'Est) - image 1.0

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«En marchant aujourd'hui, nous, Catholiques, partageons la douleur de tous ceux qui souffrent», note le curé Serge Pelletier.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Plusieurs marcheurs rencontrés à l'église Saint-Eugène, point de départ de la Marche du Pardon, se sont dits troublés par les attentats de Bruxelles, triste rappel du drame de Paris, survenu en novembre dernier. Mais en ayant la foi, il est possible de trouver la paix à travers l'horreur, soutiennent-ils.

«C'est sûr que ça inquiète tout le monde, reconnaît Diane Bergeron, l'une des organisatrices de la marche. Mais l'amour est la solution. On commet tous des injustices envers les autres. Si on pardonne aux autres, nous serons aussi pardonnés.»

«En marchant aujourd'hui, nous, Catholiques, partageons la douleur de tous ceux qui souffrent», souligne le curé Serge Pelletier.

Pardon, amour et don de soi

Selon plusieurs, il ne faut pas condamner l'Islam pour les tragiques événements survenus cette semaine et au cours des derniers mois. Les auteurs des attentats usurpent la religion pour perpétrer l'innommable, estiment-ils.

«Je ne partage pas le point de vue des extrémistes, soutient le cursilliste Denis Messier. La religion n'est pas un motif pour tuer. C'est loin du message du Christ, qui est l'Amour.»

«C'est pourtant dans ces moments-là que la religion a le plus de sens. Toutes les religions font les frais de ces tristes événements. Ce qui est dommage, c'est que l'Église est mise de côté alors qu'on est un flambeau d'humanité, déplore pour sa part le curé Pelletier. C'est le contraire de ce qu'on prêche qui arrive. Aujourd'hui, on parle de pardon, d'amour et du don de soi.»

C'est aussi ce que croit Jacqueline Bisaillon, une habituée de cette tradition pascale. «On ne doit pas leur en vouloir (aux terroristes). Il faut les aimer quand même. Il faut accepter tout le monde, même s'ils sont méchants», croit-elle.

Sur le coup de midi, le cortège a bravé la bruine et le froid en récitant la parole de Dieu, chantant et louangeant son message aux passants qu'ils croisaient. Ils ont parcouru deux kilomètres avant de se rendre à l'église Saint-Luc, d'où ils sont ensuite revenus à temps pour l'office du Vendredi saint.

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