Une agression inventée de toutes pièces

Sylvain Boisvert avait rencontré les médias pour raconter... (archives La Voix de l'Est)

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Sylvain Boisvert avait rencontré les médias pour raconter l'agression dont il disait avoir été victime, le matin du 1er décembre.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) L'ex-employé d'une station-service de Granby qui prétendait avoir été tabassé alors qu'il procédait à l'ouverture du commerce, en décembre dernier, sera traduit en justice. L'enquête policière a établi qu'il avait inventé cette histoire de toutes pièces.

Accompagné d'un représentant du service de police de Granby, Sylvain Boisvert avait raconté aux médias l'agression dont il disait avoir été victime, le matin du 1er décembre. Selon son témoignage, après avoir déverrouillé la porte d'entrée et désactivé le système d'alarme, il s'était rendu au conteneur à déchets pour y jeter une boîte de carton.

«Quand j'ai ouvert le couvert (du conteneur), je n'ai plus rien vu. J'ai reçu un coup sur la tête et des coups de pied dans les côtes», avait raconté le Granbyen de 47 ans, qui disait avoir été malmené par au moins deux personnes. «Ils m'ont dit: "tiens, mon sale". C'est la seule chose que j'ai entendue. Je n'ai rien vu. Je ne peux pas donner de description. Rien, rien, rien.»

Après un moment, il était retourné à l'intérieur du commerce où, étrangement, il n'y avait eu aucun vol. L'homme avait alerté les services d'urgence et son patron. M. Boisvert, qui n'est plus à l'emploi de la station-service, avait été transporté par ambulance à l'hôpital et disait s'en être tiré avec trois côtes fêlées.

L'enquête policière n'a permis d'identifier aucun suspect. Et pour cause. «L'enquête a permis d'établir que l'événement en question n'est pas arrivé», résume Guy Rousseau, porte-parole du service de police de Granby.

Quelques semaines après avoir fourni une fausse déclaration, Sylvain Boisvert a été arrêté. L'individu aurait menti et inventé cette histoire pour «raisons personnelles», selon ce qu'il a été possible d'apprendre. L'homme sera accusé le 2 mai de méfait public pour avoir déclenché une enquête policière en prétendant avoir été victime de voies de fait, alors qu'il n'en était rien selon toute vraisemblance.

Contacté par La Voix de l'Est, Sylvain Boisvert n'a pas voulu faire de commentaires.

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