Primes: les élus conviés à une «démarche personnelle»

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«Ce qu'on va présenter à la population le 7 (mars), c'est une démarche à titre personnel de chacun des élus», dit le maire de Granby, Pascal Bonin, au sujet de la prime de transition.

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Les élus de Granby pourraient être invités à s'engager à ne pas toucher leur allocation de transition s'ils quittent à mi-mandat pour des raisons autres que de santé ou de maladie, a laissé entendre le maire Pascal Bonin.

Celui-ci refuse cependant d'élaborer sur le sujet, car les élus seront invités à se prononcer sur la question à l'occasion de la prochaine séance publique du conseil municipal, lundi soir. Ils ont pu prendre en début de semaine, lors de la séance préparatoire, la mesure des visées du maire, qui a travaillé cette question avec le conseiller municipal responsable des finances, Jocelyn Dupuis.

Cette réflexion a été motivée par le versement d'une allocation de transition de 21 830$ au conseiller Serges Ruel, qui a quitté ses fonctions l'automne dernier au milieu de son mandat. Il s'est depuis joint à l'équipe du député fédéral de Shefford et ex-collègue à la table du conseil, Pierre Breton.

«Dès que j'ai eu la lettre de démission de M. Ruel, ça a déclenché une réflexion. J'ai demandé à la direction générale de se pencher sur le cas d'une prime de transition prise en milieu de mandat, sans raison de santé ou de maladie. J'avais un malaise avec ça. Et on va venir le clarifier», avait déclaré le maire aux médias en décembre dernier.

La question préoccupe aussi d'autres municipalités. Les Villes de Montréal et Laval ont demandé au gouvernement, en commission parlementaire la semaine dernière, de resserrer les règles lorsqu'un élu décide de quitter ses fonctions en cours de mandat.

Pas simple

Le maire Bonin affirme que les municipalités n'ont pas le loisir de faire ce qu'elles veulent avec les allocations de transition. Celles-ci sont encadrées par un «carcan» légal. «La loi (sur le traitement des élus municipaux) ne nous permet pas de mettre des conditions au versement des primes. Tu as une prime de transition ou tu n'en as pas», souligne-t-il. Aussi, il n'est pas possible de verser une allocation au maire et de renoncer à celle versée aux conseillers municipaux ou vice-versa, ajoute Pascal Bonin.

Dans les circonstances, «il faut aller voir sur d'autres plans», lance-t-il. «On trouve toujours un plan B. Et c'est ça qu'on va présenter à la population le 7 (mars). Ça sera une démarche à titre personnel de chacun des élus», dit M. Bonin.

Aux yeux du maire, qui prend cette question très à coeur, l'existence même de l'allocation de transition n'est toutefois pas remise en question. Il n'est donc pas envisagé de l'abolir à Granby. Car si ce devait être le cas, le salaire des élus devrait être révisé à la hausse en conséquence, calcule-t-il. «Je ne veux pas me présenter devant la population pour une augmentation de salaire. J'ai accepté les conditions en place. Je suis très content de ce qu'on me donne», dit Pascal Bonin.

Selon lui, les allocations de transition ont leur raison d'être pour les «jeunes qui sacrifient leur vie active et n'ont pas de sécurité d'emploi». Aussi, la fonction d'élu n'a pas à être réservée aux plus nantis, croit le maire.

Reste que dans certaines circonstances, comme les départs en mi-mandat, les allocations de transition ne sont pas toujours pleinement justifiées. D'où «la démarche personnelle» de renoncement à laquelle pourraient adhérer les élus, fait valoir le maire.

Ce dernier estime que s'il reçoit l'aval des conseillers, le projet élaboré pourrait permettre à Granby de figurer parmi les «précurseurs».

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