Centre aquatique de Granby: l'UMQ réagit

La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy.... (Archives La Voix de l'Est)

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La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Le refus de Québec d'octroyer une subvention pour la construction du futur centre aquatique de Granby illustre très bien pourquoi les critères d'admissibilité des programmes d'infrastructures gouvernementaux doivent être élargis, estime l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Dans un gazouillis publié ce matin sur le réseau social Twitter, l'organisation a utilisé le cas du futur centre aquatique de Granby pour faire valoir son point, à savoir que les infrastructures communautaires et de loisir devraient elles aussi faire partie des priorités de Québec au moment de financer les initiatives locales.

Rappelons que Granby a essuyé un refus à sa demande de subvention au ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives - phase III. La Ville espérait obtenir un financement couvrant jusqu'à 50% des coûts de l'infrastructure, jusqu'à concurrence de 7,5 millions de dollars.

Comme les infrastructures communautaires et sportives desservent de plus en plus les résidants des municipalités avoisinantes, elles doivent être considérées dans la plupart des cas comme des infrastructures à vocation régionale.

«Elles contribuent à la qualité de vie des gens dans leurs municipalités, souligne la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, lors d'un entretien téléphonique avec La Voix de l'Est, jeudi. On parle de population en santé, on veut faire la promotion des saines habitudes de vie, alors ça nous prend les infrastructures où les gens peuvent se rassembler et bouger.»

Besoins des municipalités

«Le cas de Granby démontre quelque chose de très patent, a soutenu Mme Roy. Dans le cadre de ce programme-là, 50 millions$ étaient disponibles, mais ils (le gouvernement) ont reçu pour près de 500 millions$ en demandes. On voit que ce n'est clairement pas suffisant pour répondre aux besoins des municipalités.»

Selon Mme Roy, comme l'enveloppe budgétaire est insuffisante, des projets de qualité comme celui du centre aquatique écopent même s'ils sont bien ficelés. Pour pallier ce problème, l'UMQ réclame une voix au chapitre dans la sélection des projets subventionnés.

«C'est (souvent) le même problème: il y a beaucoup de demandes et peu d'argent, de là l'importance qu'on puisse, les municipalités, participer au processus décisionnel», allègue la mairesse de Sainte-Julie.

Mercredi, le maire de Granby, Pascal Bonin, affirmait que le projet de centre aquatique cadrerait mieux dans un programme d'infrastructures tripartites. Cela justifie encore davantage la prise en compte des municipalités selon Mme Roy. «Si nous sommes trois parties à payer (ndlr: les paliers gouvernementaux fédéral, provincial et municipal), ça serait préférable d'être trois parties à déterminer ce qu'on va payer», martèle-t-elle.

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