Menaces: l'accusé reconnaît son erreur

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Donald Tremblay a proféré des menaces envers un membre du système judiciaire via Facebook.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Menacer un membre important du système judiciaire via Facebook n'est pas la meilleure des idées. Donald Tremblay en convient.

«Ça m'a causé tellement de problèmes, j'aurais jamais dû faire ça», a indiqué le concierge de 48 ans à sa sortie de la salle d'audience du palais de justice, hier, où avaient lieu les plaidoiries sur sa peine.

«Dans un brin de folie, j'ai marqué ce que j'ai marqué, a-t-il témoigné quelques minutes plus tôt devant le juge Pierre Labelle. J'avais bu depuis l'après-midi ce jour-là, et il était 21 h 30... Aujourd'hui, j'essaie de ne boire qu'une ou deux bières par jour.»

À cause de cette histoire, M. Tremblay a dit avoir perdu la garde de son fils, qu'il ne peut plus voir que sous supervision. «C'est déjà une grosse pénitence», a-t-il dit.

Litige

Au coeur d'un litige avec son ex-conjointe, il avait menacé un employé du système judiciaire en utilisant le populaire réseau social. L'échange a été soumis aux autorités, qui ont procédé à son arrestation en février 2015. Il a été remis en liberté depuis.

L'accusé soutient qu'il s'agissait d'un échange privé, mais reconnaît néanmoins ses torts. «Il manifeste des regrets sincères, a dit son avocat, Me Jean-Pierre Gagnon. Il reconnaît ses problématiques et a pris les moyens de reprendre sa vie en main. C'est un individu fragile, mais encadré.»

Conscient que son client ne peut éviter la prison, Me Gagnon a suggéré deux options: le maximum de travaux communautaires que la cour peut imposer, soit 240 heures, ou 100 heures assorties de 90 jours de prison à purger de façon discontinue. «Ça lui permettrait de protéger ses faibles acquis», a dit l'avocat.

Malheurs

La Couronne recommande plutôt une peine de 12 à 15 mois de prison ferme. Me Jean Caron, du Directeur des poursuites criminelles et pénales, a rappelé que l'accusé avait été trouvé coupable à la suite d'un procès et qu'il «est responsable à 100% des malheurs qui lui arrivent aujourd'hui».

«Il a écrit une lettre d'excuse, mais il a encore beaucoup de chemin à faire, a-t-il dit. Il y a un message dissuasif à passer. L'intimidation d'une personne associée au système judiciaire est un crime très grave.»

Il s'agissait de «propos injurieux», «gratuits» et «sans provocation aucune», a dit Me Caron. «De plus, monsieur a l'expérience des tribunaux, alors il savait comment se comporter.» Le tribunal doit rendre sa sentence le 24 mars.

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