Vent d'inquiétude chez Aliments Ultima

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Selon le président du syndicat des Aliments Ultima, Martin Delage, les travailleurs de l'usine sont inquiets de la façon dont est gérée l'usine.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le nombre de postes coupés chez Aliments Ultima est plus élevé que prévu. Alors que la direction avait annoncé le mois dernier l'abolition de 15 à 30 postes d'ici le mois de mai, ce nombre atteint maintenant 35, a affirmé vendredi le président du syndicat, Martin Delage. Et, selon lui, le climat de travail n'a jamais été aussi tendu.

«Le monde est très inquiet de la façon dont l'usine est gérée. Rien de ce qu'ils font (la direction) est fait pour assurer la pérennité de l'usine. La seule chose qu'ils veulent, c'est d'avoir des beaux chiffres au bas des colonnes pour démontrer comment ils sont bons», lance M. Delage.

Le mois dernier, de passage à La Voix de l'Est, le président d'Aliments Ultima, Martin Parent, avait affirmé que l'entreprise est à la recherche de gains d'efficacité «pour assurer la pérennité de l'organisation à long terme».

L'entreprise évolue dans un marché compétitif, avait soulignéM. Parent. Aliments Ultima, dont la marque phare est Iögo, se frotte à trois joueurs d'envergure mondiale: Danone, General Mills et Parmalat-Lactalis. «On se doit d'être très habile dans la façon de faire le produit», a affirmé le président.

Cette recherche d'efficacité se fait toutefois au détriment des employés syndiqués, estime Martin Delage. «On pensait qu'on était déjà au minimum. Mais là, ça diminue encore. Des places où normalement il y avait deux ou trois personnes sur une ligne de travail, on diminue de un partout. Les gens valident moins leurs choses. Ils ont moins de temps pour voir leur machine rouler. Ils sont moins attentifs à faire leur travail comme il faut. On nous demande d'en faire plus», relève-t-il.

Trop de patrons?

Le président du syndicat affirme par ailleurs que les travailleurs ne sentent aucune volonté de la part de l'employeur de collaborer avec eux. «La direction nous impose ses décisions. Pourtant, il y a des gens ici qui ont plus d'expérience que ceux qui dirigent l'usine depuis un an et demi. Il y en a qui ont 30, 40 ans d'expérience. Ils en ont vu d'autres. Mais ils ne nous consultent pas pour savoir ce qu'on pourrait faire pour s'améliorer, pour être plus efficace», déplore Martin Delage.

Autre signe que les relations de travail ne sont pas au mieux, les griefs s'accumulent alors que la convention collective, qui viendra à échéance dans un an, est «bafouée», signale M. Delage.

Selon lui, une fois effectives les coupures de 35 postes annoncées, l'usine comptera en moyenne180 travailleurs syndiqués et68 patrons. «On nous a dit qu'ils n'ont pas l'intention de couper de boss. Mais un boss pour trois employés, pour nous, ça n'a pas d'allure quand tu dis que tu cherches de l'argent. On pense qu'ils peuvent faire la même job avec la moitié des boss», affirme le président du syndicat qui souligne que l'usine a déjà compté 400 travailleurs et 88 patrons.

Les coupures de personnel (technologues, opérateurs, manoeuvres, etc.) auront un «impact direct» non seulement sur la vie des travailleurs, mais aussi sur la région, de même que sur la productivité et l'efficacité de l'usine, renchérit Martin Delage.

À quelques jours de l'assemblée générale annuelle d'Agropur, copropriétaire d'Aliments Ultima avec Agrifoods, les travailleurs de l'usine croient qu'il serait avisé pour les sociétaires de poser des questions aux dirigeants de l'entreprise.

Il a été impossible vendredi d'obtenir des commentaires de la direction au sujet des déclarations du syndicat.

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