Cri du coeur de la fille de Caroline Choinière

«J'ai l'impression que son cas a été pris... (La Voix de l'Est)

Agrandir

«J'ai l'impression que son cas a été pris trop à la légère, dénonce Maude Choinière. L'alarme devrait sonner! Pourquoi n'est-il pas resté à l'hôpital plus longtemps?»

La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) La mort de Caroline Choinière, qui aurait été tuée par son colocataire mentalement instable le 10 janvier dernier à Granby, doit servir à quelque chose, estime sa fille.

«Il ne faut plus que ça arrive», affirme Maude Choinière, interrogée par La Voix de l'Est en marge de la comparution d'Alex Lacasse Deaudelin au palais de justice, vendredi.

«Ç'aurait dû être évité, dit l'assistante dentaire de 19 ans. Il consommait des drogues dures, les voisins se plaignaient constamment, il était toujours rendu à l'hôpital... J'ai l'impression que son cas a été pris trop à la légère. Pourquoi l'avoir laissé sortir?»

D'autant plus que l'accusé a déjà été accusé deux fois, par le passé, de voies de fait causant des lésions. «L'alarme devrait sonner! , dit Mme Choinière. Pourquoi n'est-il pas resté à l'hôpital plus longtemps? Pourquoi ne pas avoir fait les tests nécessaires? C'était pas correct de le laisser sortir. Il est malade. Il faut sensibiliser les gens à ça.»

Elle souhaite que «les lois changent» afin que ce type de comportement attire davantage l'attention. «Il aurait eu besoin de plus d'aide. Présentement, je finalise les démarches, l'appartement, les meubles. Si je peux aider d'autres personnes... je m'accroche à ça.»

Rétablissement

Maude Choinière dit ne pas en vouloir à l'accusé de 26 ans, qui serait bipolaire et souffrirait de psychoses. «C'est injuste, mais je ne lui en veux pas. Je ne lui souhaite pas de mal. Il était malade. Je lui souhaite de se rétablir. Mais je lui en veux d'avoir consommé.»

Sa mère, qui vivait de l'aide sociale, hébergeait l'accusé depuis plusieurs mois lorsque l'irréparable est survenu. «C'était un ami, elle voulait l'aider», dit sa fille, qui a aussi perdu son père, il y a quelques années, dans un accident de voiture.

Depuis le meurtre, Mme Choinière reçoit plusieurs témoignages de gens qui, eux aussi, ont été confrontés aux limites des ressources en santé mentale. «Beaucoup de gens nous ont écrit pour nous dire qu'il leur est arrivé à peu près la même chose. On a eu plein de témoignages comme ça.»

Caroline Choinière, 45 ans, a été retrouvée sans vie dans son appartement de l'avenue du Parc, le 11 janvier. Son colocataire a été mis en arrestation le même jour et est resté détenu depuis. Selon des voisins, Alex Lacasse Deaudelin avait des comportements bizarres, lui qui les insultait et dansait devant les fenêtres.

Il s'agit du premier meurtre à survenir à Granby cette année. Vu la gravité du geste, l'affaire est traitée par le service des Enquêtes sur les crimes contre la personne de la SQ.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer