Feu vert au promoteur des Jardins Quévillon

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«C'est une belle fin pour un dossier qui était mal parti», estime le maire de Granby, Pascal Bonin.

Janick Marois

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le développement des Jardins Quévillon pourra se déployer dans le secteur de la rue de Verchères à Granby. Les élus ont adopté lundi soir le règlement visant à encadrer la construction et le maintien du couvert forestier par le biais d'un Plan d'implantation et d'intégration architectural (PIIA).

«On est arrivés à trouver un juste millieu», a déclaré le maire Pascal Bonin.

«C'est une belle fin pour un dossier qui était mal parti», a ajouté le maire aux médias, au terme de la séance ordinaire du conseil. Selon lui, les Jardins Quévillon sera «le domaine promoteur le plus protégé de l'histoire de la Ville» en matière d'environnement.

Le dossier se trouvait dans une impasse depuis plus de cinq ans alors que le promoteur, Michel Duchesneau, avait intenté des procédures juridiques contre la Ville. Au coeur du litige: un important plateau de roc que la Ville souhaitait préserver.

Une première entente était survenue l'été dernier entre la Ville et le promoteur pour régler le conflit. Une modification au règlement de zonage était nécessaire. Mais les citoyens du secteur s'y sont opposés.

 La Ville a cette fois-ci privilégié un PIIA pour exercer un contrôle plus serré sur le développement. Comme les PIIA ne sont pas soumis à une approbation référendaire des citoyens, ceux-ci ont été invités à s'exprimer par le biais d'une consultation publique. Ce qu'ils ont fait la semaine dernière. Ils ont entre autres exprimé des craintes au sujet du déboisement, alors que le site est entièrement boisé, et du dynamitage.

Contrôle serré

Dans les circonstances, le maire Bonin estime que les citoyens ont été entendus. Selon lui, la superficie boisée sous le contrôle de la Ville est de 10 900 mètres carrés en vertu du PIIA adopté lundi, contrairement aux 9200 mètres carrés prévus en 2010.

Nouveauté du PIIA: des bandes tampons de 6 à 20 mètres, selon la profondeur des terrains, doivent être préservées dans le fond des cours arrière. «On vient de contrôler près de 20% supplémentaires du boisé existant. S'il y avait des craintes qu'on protège moins, c'est tout à fait le contraire», dit-il.

Pascal Bonin souligne que le site se trouve aussi à proximité du Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin et du parc Terry-Fox, «où on parle d'hectares protégés».

Les opérations de dynamitage se dérouleront par ailleurs dans «la partie centrale» du terrain, donc «très éloigné des maisons», dit le maire.

Chacune des demandes de construction sera en outre analysée par le comité consultatif d'urbanisme et le conseil municipal. «Le conseil municipal a beaucoup de contrôle», juge Pascal Bonin, tout en soulignant que le nombre d'étages permis a été revu à la baisse, soit de trois à deux.

«La finalité, c'est qu'on permet le développement de la Ville, on engendre des taxes et on se sauve d'une poursuite de plusieurs centaines de milliers de dollars. On fait ce qu'on a à faire en ayant suivi les recommandations des citoyens», est convaincu le maire.

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