Le SEHY dit non aux offres patronales

Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska, explique la décision de ses membres de refuser les offres patronales.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le Conseil du trésor et la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) devraient, si la tendance se maintient, retourner à la table de négociation. Le Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) a rejeté à 86% les offres du secrétariat du Conseil du trésor, mardi soir.

Près de 400 membres ont voté mardi sur l'offre reçue le 21 décembre. Un refus qui devrait se refléter dans les autres syndicats représentés par la FAE, croit Éric Bédard, président du SEHY.

« On ne comprend pas pourquoi des syndicats [représentés par d'autres regroupements] prétendent que ce qu'il y a sur la table est 10,5% d'augmentation salariale, s'interroge M. Bédard. C'est faux, la hausse pour 5 ans est de 5,25%!»

«À ça, il faut ajouter un gel la première année avec un montant forfaitaire de 500$ et un gel la dernière année assorti d'un montant forfaitaire d'environ 250$. Pour nous, c'est totalement inacceptable! Et pour ajouter l'insulte à l'injure, le gouvernement nous fait faire des reculs sur la retraite, en (la) repoussant d'un an. Quand on a expliqué tout ça aux membres, ils ont dit non. »

La FAE, agente négociatrice, avait obtenu comme mandat de rattraper le retard salarial de 4,5% accumulé dans les huit dernières années en plus de protéger, avec une hausse de salaire, le pouvoir d'achat des enseignants en supposant un taux d'inflation de 2%, selon les avis d'experts. Les demandes concernaient aussi la retraite et les droits parentaux.

« Une assemblée comme celle de mardi est significative, parce qu'il y a eu 400 personnes alors qu'il n'y avait pas de vote de grève au menu. C'est une surprise pour nous qu'il y ait autant de gens qui viennent écouter ce qu'on avait à dire et qu'on ait pris deux décisions. »

La première concernait bien sûr le vote sur les offres patronales, et la deuxième visait à donner les outils aux représentants pour négocier. « On va continuer la guerre de tranchées dans les milieux pour faire pression sur, essentiellement, les directions d'écoles et de centres.  Ce sont eux qui sont responsables, selon ce que le gouvernement nous a dit, des demandes odieuses qu'ils nous ont déposées [il y a plus d'un an]. »

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