Granby reverra ses normes d'affichage en 2016

Les normes d'affichage commercial à Granby seront revues... (Julie Catudal)

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Les normes d'affichage commercial à Granby seront revues en 2016.

Julie Catudal

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Source de grogne au cours des dernières années, les normes d'affichage commercial à Granby, dont au centre-ville, seront revues en 2016. Le livre de règlements a besoin d'un bon ménage, estime le maire Pascal Bonin.

«L'affichage est un vieux dossier qui a été très populaire il y a deux ans en campagne électorale. Les commerçants se plaignent de la lourdeur, de la complexité et parfois des décisions qui sont prises en matière d'affichage», fait valoir M. Bonin.

Un exemple? En 2013, le propriétaire du restaurant Bogart's, Daniel Lambert, a déménagé son commerce de Granby car il se disait excédé de la Ville, qu'il jugeait intransigeante. La Voix de l'Est avait rapporté son exaspération. Il avait entre autres éprouvé des problèmes à afficher à l'extérieur son statut d'établissement où il est possible d'apporter son vin. Étant situé boulevard Boivin, il lui était aussi impossible d'avoir une «enseigne-sandwich», contrairement aux commerçants de la rue Principale.

Le maire Bonin affirme que le conseil municipal vise trois objectifs avec l'actuel exercice de révision. «On veut que ça soit simple pour les commerçants, simple pour la municipalité et aussi efficace comme moyen d'affichage», énumère-t-il.

Le service d'urbanisme étant déjà très occupé, selon M. Bonin, un mandat a été confié à la consultante en urbanisme de Québec, Lyne Latouche, au terme d'un appel d'offres auquel quatre entreprises ont répondu. Mme Latouche, qui aura pour tâche de réviser les normes, s'est révélée la plus basse soumissionnaire avec un contrat d'une valeur de 6670 $. La plus haute offre, déposée par Services Exp de Granby, présentait des coûts de 13 800 $.

«Le conseil veut que ça se règle et on a de la difficulté à aboutir avec ce dossier-là», affirme le maire pour justifier le recours à une consultante.

Plus facile

Pascal Bonin affirme qu'au cours des deux dernières décennies, le «livre de règlements s'est épaissi». «À chaque fois qu'il y avait un problème, on a fait un règlement. C'est devenu compliqué pour les citoyens, mais aussi pour les inspecteurs (du service d'urbanisme)», dit-il.

Le maire rappelle que la Ville a décrété un gel d'embauche, c'est-à-dire qu'aucun nouveau poste n'est créé, depuis l'an dernier. «Il faut trouver d'autres moyens pour rendre la vie plus facile aux citoyens, mais aussi pour l'appareil municipal», juge-t-il.

Le travail a d'ailleurs déjà commencé en 2015, entre autres avec l'assouplissement du Plan d'intégration et d'implantation architectural (PIIA) du parc industriel. Près de 70% des entreprises n'y sont plus assujetties, ce qui se traduit par des démarches moins fastidieuses pour plusieurs entrepreneurs lorsqu'ils souhaitent obtenir un permis pour réaliser des travaux sur leur bâtiment.

Autre point qui sera analysé dans l'actuel mandat de révision des normes d'affichage: les panneaux numériques devraient-ils être permis pour les commerçants? , s'interroge le maire. «Pour l'instant, ce n'est pas permis à Granby. Mais mon point, c'est qu'on est une ville moderne et touristique. On devrait avoir le droit. J'aimerais qu'on se penche là-dessus», dit Pascal Bonin.

Ce dernier dit vouloir un affichage «vivant», «moderne», mais «de bon goût». «Comment on va faire ça? Le conseil va se pencher sur ce rapport-là au cours des prochains mois», dit-il.

Bien accueilli

La volonté de la Ville de Granby de réviser ses normes d'affichage est bien vue par Gerry Poulin, propriétaire de Sensation musicale. Celui-ci a déjà reçu il y a quelques années, alors que son commerce avait pignon sur la rue Principale, un constat d'infraction de 640 $ parce que son affiche ne correspondait pas aux normes.

Selon lui, le centre-ville ne pourra que profiter d'une révision de l'affichage. Cela contribuera à le dynamiser, croit celui qui dit être inspiré par ce qu'il a récemment vu dans certaines villes de la Californie et de l'Arizona, aux États-Unis. «Pourquoi tous les commerçants devraient avoir le même look, la même façade, s'ils ne vendent pas tous la même chose?», se demande-t-il.

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