Des situations dangereuses toujours observées

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Certaines personnes qui se déplacent avec un triporteur ou un fauteuil motorisé se comportent parfois dangereusement, comme en fait foi cette photo croquée rue Évangéline à Granby.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) L'accumulation de neige en bordure des routes ou les trottoirs mal déneigés peuvent causer de sérieux maux de tête, voire être source de danger pour ceux qui utilisent des aides à la mobilité motorisées - triporteur, quadriporteur ou fauteuil roulant électrique. Un projet-pilote encadre depuis quelques mois l'usage de ces véhicules sur les routes afin de favoriser une meilleure cohabitation avec les automobilistes. Mais des situations dangereuses sont toujours observées.

Les photographes de La Voix de l'Est ont été témoins de quelques-unes, ces derniers jours, dans les rues de Granby. Un homme aux commandes d'un véhicule motorisé a été photographié près des Galeries de Granby alors qu'il roulait au milieu de la rue Évangéline, parmi le flot de voitures, ce qui est proscrit.

Un autre a été vu roulant sur la chaussée - ce qui est autorisé -, mais avec une aire de circulation restreinte en raison du banc de neige dressé en bordure du trottoir. Seule option, dans ce cas: s'éloigner du trottoir, ce qui rend inévitablement la cohabitation plus risquée avec les automobilistes.

Le service de police de Granby est conscient du problème, indique son porte-parole Guy Rousseau. Ses patrouilleurs le constatent: si les déplacements s'avèrent difficiles pour les piétons qui doivent composer avec des trottoirs enneigés, ils le sont également pour ceux qui recourent aux véhicules d'aide à la mobilité.

Un projet-pilote de trois ans

Avant l'adoption d'un projet-pilote du ministère des Transports, le 1er juin dernier, il existait dans ces cas un «vide juridique», explique Me Marlène Pinchaud, directrice adjointe aux affaires juridiques à la Ville de Granby.

Aucune disposition dans le Code de la sécurité routière ne s'appliquait en effet aux aides à la mobilité motorisées. «Ils n'étaient pas considérés comme des piétons, ni des véhicules motorisés ou des vélos», précise Me Pinchaud.

Le nombre de ces véhicules augmentant sur les routes, le Québec a décidé d'aller de l'avant avec un projet-pilote de trois ans pour les encadrer, notamment en matière d'équipements et de circulation.

Les nouvelles dispositions prévoient notamment que ceux qui évoluent dans les zones de 50 km/h et moins peuvent circuler sur le trottoir ou dans la rue à l'extrémité droite, en roulant dans le même sens que la circulation. Ils doivent également emprunter les traverses piétonnières ou les intersections pour traverser la rue en ligne droite. Ils doivent toutefois rouler dans l'accotement lorsque la limite de vitesse est de 70 km/h ou qu'il y a plus d'une voie de circulation dans chaque direction.

Le projet-pilote comporte plusieurs nuances, si bien que les policiers de Granby interviennent en mode sensibilisation pour faire comprendre les nouvelles obligations des usagers. Lorsqu'ils passeront en mode répression, des contraventions de 30$ à 60$ pourront être remises aux contrevenants.

Au terme de l'expérience de trois ans, les informations colligées par les corps policiers pourraient permettre de modifier le Code de la sécurité routière en encadrant l'usage des triporteurs, quadriporteurs et autres fauteuils roulants électriques.

Ceux qui se circulent avec une aide à... (Alain Dion, La Voix de l'Est) - image 2.0

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Ceux qui se circulent avec une aide à mobilité motorisée peuvent autant rouler sur le trottoir que dans l'extrémité droite de la rue lorsque la limite de vitesse est de 50 km/h ou moins. La présence de la neige dans les rues complique toutefois la situation.

Alain Dion, La Voix de l'Est

Quelques dispositions du projet-pilote

En vigueur depuis le 1er juin, le projet-pilote du gouvernement du Québec relatif aux aides à la mobilité motorisées encadre l'usage de ces véhicules sur le réseau routier, notamment en matière de circulation. En voici quelques dispositions.

Dans les zones de 50 km/h et moins, il est permis de circuler sur le trottoir ou dans la rue à l'extrémité droite, dans le même sens que le trafic.

Les usagers doivent traverser aux traverses piétonnières ou aux intersections en ligne droite.

Dans les zones de plus de 50 km/h et avec plus d'une voie de circulation par direction, ils doivent circuler sur l'accotement dans le même sens que le trafic.

En compagnie de piétons, ils doivent rouler dans la rue dans le sens contraire de la circulation.

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