Mise en vente de l'immeuble de la Légion

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La bâtisse occupée par la Légion royale canadienne de Granby, rue Court, sera mise en vente en janvier par le shérif pour défaut de paiement de taxes.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Rien ne va plus à la Légion royale canadienne de Granby. Mise sous tutelle en mars dernier, l'immeuble dans lequel elle était installée rue Court est maintenant à vendre pour défaut de paiement de taxes. Les administrateurs de la tutelle ont encore espoir de sauver la filiale numéro 56.

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L'un des administrateurs de la tutelle de la Légion royale canadienne de Granby, Sylvain Hamel.

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La Légion de Granby éprouve des difficultés financières depuis un an. «Ça a été mal géré et ils ont été négligents sur plusieurs aspects, comme l'entretien de l'édifice, le paiement des taxes. La Légion s'est ramassée avec près de 30 000 $ de dettes. Et il y a près de 50 000 $ qu'on doit mettre sur la rénovation de l'édifice», explique Sylvain Hamel, commandant du district régional de la Légion et administrateur de la tutelle.

Un avis a récemment été publié dans les pages de La Voix de l'Est pour annoncer la mise en vente de l'immeuble de la rue Court. Le non-paiement des taxes depuis trois ans - et les intérêts encourus - représente une somme de 21 138 $, précise Jean-Pierre Renaud, directeur du service de finances, trésorier et directeur général adjoint à la Ville de Granby.

La bâtisse sera mise en vente le 19 janvier à 10 h au palais de justice de Granby. L'acheteur devra offrir la somme minimale de 78 705 $, ce qui représente 25 % de l'évaluation municipale multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, du Sport et du Loisir. Après le paiement des frais encourus par les procédures juridiques, la balance de l'argent sera versée au propriétaire de l'immeuble.

Sylvain Hamel se désole que la bâtisse soit vendue pour une bouchée de pain à cause des taxes impayées. «Il n'y a pas d'hypothèque sur le building. C'est un problème de taxes, répète-t-il. S'il y a des gens qui voudraient s'impliquer financièrement... Il faut sauver la Légion. On ne peut pas laisser tomber 81 ans d'existence. Perdre ça pour une peccadille de 16 000 $ de taxes. Nos autres comptes, on a réussi à tous les rattraper.»

De son côté, le maire de Granby, Pascal Bonin, affirme que la ville a fait tout ce qu'elle pouvait pour aider la Légion royale canadienne. «On a fait je ne sais pas combien d'entorses pour les paiements. On a même pris une entente à plusieurs reprises. On a essayé de réduire les paiements et de les étaler et ils n'ont pas respecté l'entente. La Ville a été plus que clémente dans ce dossier-là à ma demande.»

M. Hamel confirme que les administrateurs de la tutelle n'étaient plus en mesure d'effectuer les remboursements. «On a travaillé fort pour essayer de trouver du financement. L'implication des membres n'était pas là», laisse-t-il tomber, précisant que le membership est passé de près de 300 membres à une soixantaine. Certains d'entre eux se sont tournés vers d'autres filiales à la suite de la mise sous tutelle de celle de Granby.

Possibilités limitées

Avant que la ville entreprenne des recours pour la vente de l'immeuble, celui-ci avait déjà été mis en vente par les administrateurs de la tutelle en septembre, précise M. Hamel. Depuis, il affirme que plusieurs acheteurs potentiels se sont manifestés, mais que leur projet n'a pas reçu d'appui favorable à la Ville de Granby.

Vérifications faites, un premier projet a été refusé, soit l'aménagement d'une salle de réception, indique Dominic Desmet, directeur du service de l'urbanisme à la Ville de Granby, car cette activité n'est pas conforme aux usages du zonage où les activités commerciales possibles sont limitées, voire inexistantes.

Un autre projet, dont la nature n'a pas été précisée, est actuellement à l'étude au service d'urbanisme.

«Il est minuit moins une», convient M. Hamel, qui a toujours espoir qu'un généreux donateur se manifeste pour sauver la bâtisse de la Légion royale canadienne et défraye les 50 000 $ nécessaires à la mise à niveau du bâtiment pour relancer les activités. «C'est réellement triste de perdre ce local-là», ajoute Robert Bouthot, vice-commandant du district.

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