Boisés Martel: litige au sujet d'un bout de rue

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Pour que la situation soit bien claire, des panneaux «Rue privée. Passage à vos risques. Accès pavé via rue Harvey» ont été mis en place de part et d'autre du segment de la rue Richard-Frost à compléter.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les promoteurs du développement des Boisés Martel à Granby envisagent de fermer les quelque 300 mètres de la rue Richard-Frost qui n'ont pas encore été complétés, si des plaintes continuent à être logées à l'hôtel de ville au sujet de l'état du chemin.

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«On a toujours laissé les gens utiliser la partie en gravier, mais elle nous appartient encore. On ne l'a pas cédée à la Ville», dit Daniel Touchette, porte-parole des promoteurs des Boisés Martel.

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C'est du moins ce que la direction des Boisés Martel a laissé savoir aux résidants du secteur dans une lettre qui leur a été distribuée et dont La Voix de l'Est a obtenu copie.

«Nous tentons de maintenir cet accès en bonne condition, et ce, à nos frais, mais comme il n'y a pas de fondation granulaire, cela demeure un "chemin de terre" et il se comporte comme tel. Si les plaintes continuent d'affluer à la Ville, nous n'aurons d'autre choix que de fermer cet accès aux automobilistes, à notre grand regret», peut-on lire.

Le petit bout de rue à l'origine des plaintes se trouve près de la rue Mountain. Au départ, a fait valoir Daniel Touchette, porte-parole du groupe de promoteurs des Boisés Martel, le développement a débuté à l'extrémité ouest, près de la rue Harvey. C'est à partir de ce secteur que les infrastructures (aqueduc, égouts) ont été prolongées. Un chemin de chantier a, dans la foulée, été aménagé pour permettre aux camions lourds de transiter, via la rue Mountain, à un site aménagé sur les terres Miner où la terre et les roches retirées des terrains en développement étaient déposées.

Ce chemin est aujourd'hui devenu la rue Richard-Frost, mais il n'a pas été complété dans son ensemble parce que le développement et l'aménagement des infrastructures n'y sont toujours pas terminés. «On a toujours laissé les gens utiliser la partie en gravier, mais elle nous appartient encore. On ne l'a pas cédée à la Ville», relève Daniel Touchette.

Aucun droit de regard

Pour que la situation soit bien claire, des panneaux «Rue privée. Passage à vos risques. Accès pavé via rue Harvey» ont récemment été mis en place de part et d'autre du segment à compléter; segment qui demeure, malgré son état cahoteux, très utilisé des automobilistes, y compris des autobus scolaires qui proviennent de l'école primaire Eurêka.

«Il y aura éventuellement du pavage, quand les tuyaux vont être passés», affirme Daniel Touchette. Pour l'heure, il reste encore une trentaine de terrains à vendre à l'arrière du développement avant d'arriver dans ce secteur. «On y va au fur et à la mesure de la demande», dit-il.

M. Touchette, qui est également arpenteur, affirme qu'il en coûte environ 15 000$ par année à lui et à ses associés pour entretenir (déneigement, nivellement, gravier et abat-poussière) les derniers 300 mètres de la rue Richard-Frost.

Si jamais les promoteurs des Boisés Martel décidaient de bloquer l'accès au segment de rue litigieux, ils seraient dans leur droit, affirme pour sa part le maire, Pascal Bonin. «Ce chemin-là n'est pas à la Ville. Elle n'a aucun droit de regard, tant que le consortium ne l'aura pas construit et vendu pour 1$ à la Ville», expose-t-il.

Compatissant

M. Bonin confirme que l'état de ce chemin fait l'objet de plaintes à l'hôtel de ville, particulièrement au printemps et à l'automne. Mais «la Ville ne peut pas entretenir un chemin qui ne lui appartient pas. Les gens l'ont pris pour un vrai accès et ils l'utilisent. Pourquoi les promoteurs mettraient de l'asphalte quand ils savent qu'ils vont la défaire quand ils vont passer les infrastructures?», s'interroge-t-il.

Si le petit bout de rue privé devait être bloqué, un important ensemble résidentiel, comme celui des Boisés Martel, pourrait-il n'avoir qu'un accès? «Oui, dit Pascal Bonin. Il est prévu dans le plan d'ensemble qu'il y en ait deux, mais on n'est pas rendus à la finalité.»

Le maire dit être «compatissant» envers les résidants. «Ça crée des problèmes. Mais ce n'est pas moi qui ai la solution», dit-il.

«Les gens ont le choix de passer par là ou pas», renchérit Daniel Touchette, tout en précisant qu'un effort supplémentaire sera néanmoins apporté au printemps pour appliquer de l'abat-poussière plus régulièrement.

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