Pascal Bonin, nouveau préfet de la Haute-Yamaska

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Paul Sarrazin et Pascal Bonin sont devenus, mercredi soir, respectivement préfet suppléant et préfet de la MRC de la Haute-Yamaska.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Sans grande surprise, Pascal Bonin est devenu mercredi soir le nouveau préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, succédant ainsi à Pascal Russell. Le maire de Granby a été nommé dès le premier tour d'un vote secret tenu parmi les huit maires du territoire. Il sera en poste pour les deux prochaines années.

Il faut dire que M. Bonin partait avec une longueur d'avance. Au sein de la MRC, la ville-centre compte à elle seule quatre voix sur 11. Chacune des autres municipalités - Sainte-Cécile-de-Milton, Warden, Waterloo, Saint-Alphonse-de-Granby, Roxton Pond, Shefford et Saint-Joachim-de-Shefford - possède une seule voix.

Pour être élu, le futur préfet avait besoin d'au moins six votes. C'est exactement le nombre que Pascal Bonin a recueilli, tandis que le maire de Saint-Joachim, René Beauregard, a obtenu quatre voix, contre une pour le maire de Shefford, André Pontbriand.

L'élection, menée par la directrice générale de la MRC, Johanne Gaouette, a eu lieu avant l'assemblée ordinaire du conseil.

M. Bonin a été assermenté dans les secondes suivant sa nomination. Il a rappelé que ce poste avait pour lui une grande «symbolique» en raison du décès récent de sa mère et du fait que son père faisait partie des trois fondateurs des MRC au Québec. «C'est tout un honneur pour moi. Ce soir, j'occupe un siège spécial, autour d'une table où l'ambiance est propice aux décisions et où il fait bon être.»

Il a par ailleurs tenu à rassurer ses collègues. «Les plus petites municipalités ne seront pas laissées pour compte. Je ne ferai pas cavalier seul. Je vais travailler en équipe. Ce n'est pas une question de pouvoir pour moi, c'est une question de défi», a-t-il dit, en précisant que ses nouvelles responsabilités allaient «étendre encore plus ses connaissances».

Parmi les premières actions qu'il posera, M. Bonin compte notamment revoir les relations entre le préfet, le préfet suppléant et la direction.

Mentionnons que c'est le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, qui a été nommé préfet suppléant, poste qu'occupait auparavant le maire de Roxton Pond, Raymond Loignon.

MM. Bonin et Sarrazin - qui est aussi président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs - entretiennent déjà un très bon lien.

Ensemble, ils comptent mettre le dossier de la gestion des matières résiduelles au coeur des priorités de 2016.

Passation des pouvoirs

Pascal Russell avait annoncé, le mois dernier, son intention de quitter son poste de préfet, qu'il occupait depuis six ans. Il avait justifié sa décision par son désir de mettre toutes ses énergies sur les dossiers de sa ville, Waterloo, avant son retrait de la politique en 2017. Il disait aussi souhaiter «diminuer le rythme et passer de beaux moments en famille».

Mercredi soir, avant le scrutin, il a solennellement remis la clé de son bureau de préfet et son insigne de la MRC à la directrice générale, en remerciant au passage ses confrères de la table du conseil et les employés de l'organisation.

Il a profité de sa dernière présence dans le siège principal pour inciter son successeur à maintenir la belle représentativité de la Haute-Yamaska à l'échelle provinciale.

Trop peu pour Beauregard

Quant à René Beauregard, il avait tâté le terrain auprès de certains collègues avant l'élection, mais les quatre votes en sa faveur n'ont pas suffi. «Je ne suis pas vraiment déçu, car je m'y attendais, a-t-il confié. Mais c'était un beau défi et je me sentais prêt à faire le travail. Étant donné que je venais du milieu rural et agricole, certains collègues ont jugé que j'étais apte à représenter la MRC dans son entièreté», a-t-il ajouté pour expliquer ses appuis.

Bien que M. Beauregard trouve «bizarre» ce système de votation où le maire de la ville-centre peut voter quatre fois pour lui-même, il accepte le résultat. «J'espère seulement que malgré nos différences, nous travaillerons en unité et avec le même objectif: le bien de la population.»

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