La SPA des Cantons seule en lice

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Si la SPA des Cantons obtient le contrat du service de contrôle animalier à Granby, elle y ouvrira un point de service pour répondre aux exigences de la Ville, dit Carl Girard, directeur général de l'organisme.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) L'appel d'offres de la Ville de Granby pour le service de contrôle animalier n'a pas été très couru. Un seul soumissionnaire, la SPA des Cantons, y a répondu, a appris La Voix de l'Est.

L'organisme, qui a pignon sur rue à Cowansville, a déposé une soumission qui s'élève à 606 672 $ pour une période de trois ans, a laissé savoir le chef de la division «approvisionnements» à la Ville, Jacques Babin.

Le conseil municipal se penchera sur le dossier lors de la prochaine séance publique, le 7 décembre. Si cette offre devait être retenue par les élus, elle se traduirait par des coûts annuels plus élevés. Car en 2015, la Ville a accordé un contrat de 135 112 $ à la SPA des Cantons.

Une différence de plus de 65 000 $ par année qui s'explique par l'ouverture prévue d'un point de service à Granby: une nouvelle exigence de la Ville, a expliqué hier le directeur général de la SPA des Cantons, Carl Girard. «On ne parle pas d'une grosse bâtisse, mais d'un local qui va nous permettre de desservir un peu mieux les citoyens de Granby. Ça va être plus près», dit-il.

Selon lui, la vente de médailles, l'offre de cages de capture et la réalisation de certaines opérations, comme lors de l'abandon de chats et de chiens, pourraient figurer parmi les services offerts à Granby. «Ça serait un peu une plaque tournante. Les animaux ne passeraient pas la nuit là. Ils seraient ramenés à Cowansville. Mais, pour les citoyens, ça pourrait être très avantageux», estime Carl Girard.   

Autre tangente

Le dossier a ainsi pris une autre tangente, car au début de l'année 2015, il avait été précisé, lors de l'attribution du contrat à la SPA des Cantons, qu'il s'agissait d'une entente «transitoire», la Ville souhaitant avoir un refuge sur son territoire.

«On va mener une réflexion en profondeur au cours de la prochaine année. On va déterminer quels sont les besoins du territoire, les problématiques et quels niveaux de services on veut atteindre. (...) On regarde ce qui fonctionne bien ailleurs. On est en discussion avec des vétérinaires. On verra quelles solutions seront retenues», avait affirmé le maire Pascal Bonin, en janvier dernier.

Hier, M. Bonin a cependant préféré réserver ses commentaires, l'ensemble du conseil municipal n'ayant pas eu l'occasion d'analyser le dossier à la suite de l'appel d'offres, qui s'est conclu à la mi-novembre.

Carl Girard affirme, pour sa part, attendre le feu vert officiel de la Ville. Si le contrat devait être octroyé à la SPA des Cantons, l'organisme disposerait d'un délai de quatre mois pour mettre en place le point de service granbyen, dit-il.

Le directeur général de la SPA affirme ne pas être surpris outre mesure du nombre peu élevé de soumissionnaires.

«Ce n'est pas une business qui est facile à gérer. Aussi, du côté de la rentabilité, on ne devient pas riche avec ça. Il faut croire en la cause et mettre de l'argent de côté», laisse tomber M. Girard.

Celui-ci souligne par ailleurs que les organismes comme celui qu'il dirige sont soumis à des exigences très strictes du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).

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