Projet Anti-tag: au profit de la communauté

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Luc Genest, intervenant chez Justice alternative et médiation, et responsable du projet de lutte contre le vandalisme Anti-tag, en a dressé le bilan, mercredi.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) La justice alternative est bénéfique pour les adolescents qui ont commis un acte criminel. La démarche est également avantageuse pour la communauté, notamment grâce au projet Anti-tag de Justice alternative et médiation qui a permis l'élimination de plus de 600 graffitis à Granby et dans la région.

La brigade Anti-tag, composée d'intervenants de Justice alternative et médiation qui pilote le projet, et d'adolescents qui doivent réaliser des travaux bénévoles, n'a pas chômé durant les saisons estivales 2014 et 2015.

Pas moins de 642 graffitis ont été nettoyés principalement à Granby, mais également à Cowansville et Waterloo, ce qui représente une superficie totale de 1818 pieds carrés. Les graffitis étaient répartis dans 117 endroits, surtout des parcs. Des citoyens ont également fait appel à leur service pour faire disparaître les tags. «Si on agit rapidement, les chances qu'il y ait d'autres graffitis au même endroit diminuent», précise Luc Genest, intervenant chez Justice alternative et médiation, et responsable du projet de lutte contre le vandalisme.

Dix-sept adolescents ont participé au projet. Une façon pour eux de «réparer leur geste», indique M. Genest.

Les adolescents âgés entre 12 ans et 17 ans qui ont commis un acte criminel sont recommandés à l'organisme par les services policiers, les centres jeunesse et les tribunaux. Ils doivent réaliser des actions réparatrices pour les communautés. Et les travaux bénévoles représentent 68% de celles-ci.

Responsabilisation

Les retombées vont bien au-delà de l'élimination des graffitis. Les adolescents apprennent à travailler en équipe, à être ponctuels et persévérants. Ils se responsabilisent face au geste commis et développent un sentiment d'appartenance auprès de la communauté, énumère M. Genest.

«Votre travail fait toute la différence pour nous», a souligné Danielle St-Jean, contremaître des parcs et terrains de jeux à la Ville de Granby, qui assistait à la présentation du bilan du projet mercredi.

Luc Genest a fait valoir que «c'est un projet de partenaires». La Ville de Granby, la Fondation communautaire de la Sûreté du Québec, le club Optimiste de Granby et le député de Granby se sont impliqués financièrement. Les sommes allouées à l'organisme ont notamment permis la location d'un camion dans lequel tous les équipements nécessaires au nettoyage des graffitis étaient transportés.

Anti-tag sera-t-il reconduit en 2016? Les intervenants attendent de savoir si des subventions leur seront accordées pour relancer le projet. Le conseiller municipal Jean-Luc Nappert, qui a assisté au point de presse, s'est avancé en disant que «c'est notre volonté» que le projet soit de retour, sans toutefois pouvoir le confirmer.

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