Granby toujours prête à accueillir les réfugiés

Le maire de Granby, Pascal Bonin.... (Archives La Voix de l'Est)

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Le maire de Granby, Pascal Bonin.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Depuis samedi, une pétition circule sur le web demandant au gouvernement canadien de «suspendre l'arrivée des 25 000 immigrés en provenance de Syrie» pour des raisons de sécurité. Mais le maire Pascal Bonin et le SERY sont très clairs: pas question de reculer dans le processus d'accueil d'une centaine de réfugiés à Granby.

Pour M. Bonin, «les vagues de haine n'ont pas leur place». «Ça serait d'embarquer dans le jeu des radicaux islamistes, dit-il. Je veux juste rappeler que la plupart des Québécois sont des immigrants. Pour ma part, un côté de ma famille est français, l'autre est allemand.»

«On ne peut pas arrêter leur accueil», ajoute-t-il.

C'est Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY) qui est chargé d'accueillir les réfugiés syriens. L'organisme a annoncé mercredi dernier être en mesure d'en recevoir une centaine au cours des prochains mois.

«SERY a demandé d'avoir cent immigrants et c'est ce que je souhaite, affirme le maire de Granby. Ce sera seulement d'avoir des gens qui sont sans tache et sans faille pour la sécurité du territoire. Je pense que SERY prendra des mesures pour accueillir des gens qui sont aptes à venir ici, qui ne représentent pas de danger non plus. SERY a une grande expertise et saura amener des gens qui sont un plus pour la région.»

Comme la plupart des gens, M. Bonin a suivi le cours des événements vendredi soir et s'est dit ébranlé. «Paris est une ville incroyable et il ne faudrait pas commencer à avoir peur d'aller dans des lieux publics. Il ne faudrait pas embarquer dans ce climat de peur là. Je trouve ça terrible, autant de haine.»

La directrice générale de SERY, Joanne Ouellette.... (Archives La Voix de l'Est) - image 2.0

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La directrice générale de SERY, Joanne Ouellette.

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«On ne recule pas»

La directrice générale de SERY, Joanne Ouellette, confirme de son côté que les démarches se poursuivent pour l'organisme d'accueil. «On ne recule pas. Granby va continuer!»

Elle aussi a été épouvantée par les attentats, mais elle refuse de laisser tomber ces familles syriennes, qui fuient les combats. «C'est sûr que les gens ont eu peur et ils ont raison d'avoir peur, confie-t-elle. Mais il est supposé d'y avoir beaucoup de sécurité avant qu'ils arrivent. Les terroristes ont leur portrait partout dans le monde. Il n'en viendra pas. Ça va être des petites familles qui vont venir ici. Est-ce qu'on est pour laisser mourir ces gens-là à l'autre bout du monde pour ce qui s'est passé en France?»

Joanne Ouellette a discuté avec un propriétaire de logements qui a quitté le Kosovo, dévasté par la guerre en 1998 et 1999. Selon lui, les réfugiés syriens vivent ce que les siens ont vécu. Et il se dit prêt à les accueillir à bras ouverts dans ses appartements.

Incertitude

Si la DG de SERY sait que les contrôles de sécurité seront élevés au Canada, elle en connaît toutefois très peu sur la suite des choses. Le SERY, croit-elle, ne sera probablement pas en mesure de faire une sélection par la suite.

«On ne sait pas encore comment ça va fonctionner. Tout ce qu'ils nous ont demandé, c'était combien de réfugiés on était prêts à en recevoir. On ne sait pas quand, ni s'ils vont aller dans un camp militaire. Les organismes communautaires vont être les derniers à le savoir. Nous, on se prépare tranquillement avec des gens qui sont ici et qui parlent la même langue, qui veulent les aider. On a des propriétaires qui sont prêts à les accueillir.»

Elle conclut en soulignant qu'il existe une grande différence entre un réfugié et un terroriste, notamment parce que l'un fuit l'autre.

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