Des centaines de syndiqués dans les rues de Granby

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Les employés du secteur public ont crié haut et fort leur mécontentement, vendredi, lors d'une manifestation monstre dans les rues de Granby.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Des centaines d'employés du secteur public ont crié haut et fort leur mécontentement à l'endroit du gouvernement Couillard, vendredi, lors d'une manifestation bruyante dans les rues de Granby.

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 «Un peu partout au Québec, on aurait pu penser que le mouvement était un petit peu pour perdre de l'élan. Ce qu'on sent ce matin (vendredi), ça va au-delà de nos espérances. Le message est très fort. La colère gronde», estime Daniel B. Lafrenière, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Des travailleurs des secteurs de l'éducation et de la santé s'étaient notamment donné rendez-vous en matinée au cégep de Granby, où le cortège s'est mis en branle. Drapeau aux couleurs de leur syndicat à la main, ils ont marché au son des trompettes en scandant «on avance, on avance, on recule pas» jusqu'au centre administratif de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, rue Court.

«C'est un mouvement de solidarité. C'est un mouvement en même temps d'écoeurement. Écoeurement devant ce que le gouvernement dépose aux tables de négociations. C'est des reculs. On a un gouvernement qui se moque carrément des travailleuses, des travailleurs en "redéposant" à peu près la même offre que celle initiale. Tout ce que ça a réussi à faire, c'est de resserrer les rangs parmi notre monde», lance Yvon Godin, vice-président de la Fédération des services publics à la CSN.

Les manifestants se sont ensuite rendus à l'hôpital de Granby, où un grand rassemblement était organisé. «On sent les gens serrés entre eux. Ils veulent un règlement. Ce sont des gens qui travaillent depuis des décennies dans le réseau de la santé, dans l'éducation, qui ont subi des coupures de négociation en négociation. Ils sont rendus à bout», affirme M. Godin.

Appauvrissement

«Le gouvernement offre un appauvrissement de tous les employés des syndicats de la fonction publique, que ce soit le personnel de soutien, les professeurs, les professionnels de la santé. Et parallèlement à ça, en tant que députés, ils s'offrent des augmentations salariales allant jusqu'à 41 %, dénonce quant à lui Alain Sauvageau, président du syndicat de soutien du cégep de Granby Haute-Yamaska. Il mouille, les gens sont là et ils sont écoeurés de subir des coupes. L'appauvrissement des employés de l'État, ça fait 30 ans (que ça dure). M. Coiteux, ça suffit l'appauvrissement!»

La hausse de salaires des députés provinciaux et la récente subvention accordée à Bombardier ont littéralement mis le feu aux poudres dans les rangs syndicaux. «On se fout de notre gueule, je pense. On doit 1 milliard 300 millions$ à Bombardier, on se vote des augmentations de 30 % et pour nous, il n'y a pas d'argent», a déploré un enseignant du cégep avant de poursuivre son chemin.

D'autres ont dit militer pour préserver leurs acquis. «On manifeste pour avoir une convention signée et des conditions de travail raisonnables. Ça fait 29 ans que je travaille au cégep de Granby et je ne veux pas perdre ce que j'ai acquis par mon dur labeur», a fait savoir Manon Rainville.

Surveillante à l'école Joseph-Hermas Leclerc de Granby, Louise Roy a dit manifester pour «nos enfants, pour l'avenir nos jeunes.» «On ne peut pas reculer dans nos conditions, ce n'est même pas le coût de la vie qu'on a (comme hausse proposée)», a-t-elle ajouté.

Éducateur en prévention des toxicomanies à l'école secondaire Massey-Vanier, René Dumoulin a fait valoir que «ce n'est pas juste une question d'aller chercher plus, on veut conserver ce qu'on a. C'est ça qui est important. On fait front commun, on est solidaires et on se tient tout le monde.»

La mobilisation démontre que le mouvement des syndiqués du Front commun ne s'essouffle pas. «Un peu partout au Québec, on aurait pu penser que le mouvement était un petit peu pour perdre de l'élan. Ce qu'on sent ce matin (vendredi), ça va au-delà de nos espérances. Le message est très fort. La colère gronde», estime Daniel B. Lafrenière, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec.

«La colère gronde»

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