Réfugiés syriens: SERY compte faire sa part

«Ils vont sortir directement de la guerre pour... (Janick Marois, Archives La Voix de l'Est)

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«Ils vont sortir directement de la guerre pour aller vers un pays en paix. On veut leur donner une chance de refaire leur vie», indique la directrice générale de SERY, Joanne Ouellette.

Janick Marois, Archives La Voix de l'Est

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) Alors que le gouvernement libéral de Justin Trudeau espère accueillir 25 000 réfugiés d'ici la fin de l'année, Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY) compte faire sa part. Au cours des prochains mois, l'organisme granbyen se dit prêt à prendre en charge une centaine de Syriens, adultes et enfants confondus.

«Tous les réfugiés du monde nous tiennent à coeur, indique la directrice générale de SERY, Joanne Ouellette. Eux (les Syriens), ils vont sortir directement de la guerre pour aller vers un pays en paix. On veut leur donner une chance de refaire leur vie.»

Une large part de la population syrienne se retrouve aujourd'hui coincée entre les attaques terroristes du groupe État islamique et les actions militaires du régime de Bachar el-Assad, ouvertement qualifié de dictature par les puissances occidentales.

Le nouveau député de Shefford, Pierre Breton, est aussi d'avis que sa circonscription peut accueillir une centaine de réfugiés syriens. Le libéral est d'ailleurs impliqué dans ce dossier.

«Notre communauté est exemplaire pour son hospitalité envers les immigrants tant au niveau de l'accueil que de l'intégration de ces nouveaux arrivants à la vie et aux valeurs canadiennes et québécoises. Nous sommes dotés d'infrastructures d'accueil reconnues pour leur efficacité partout au Québec et au Canada», a fait valoir M. Breton par voie de communiqué.

Le processus d'accueil demeure néanmoins à un stade préliminaire.

«On a répondu au ministère de l'Immigration qu'on est prêts à en accueillir une centaine. Mais c'est loin d'être fait. Il n'y a personne qui est parti recruter en Syrie ou en Turquie. On ne sait pas encore s'ils (les réfugiés) vont arriver en bateau ou en avion. On ne sait pas encore ce que le gouvernement veut faire avec eux», explique Mme Ouellette.

La DG de SERY ignore si l'arrivée - toujours hypothétique - des premiers réfugiés syriens dans la région aura lieu avant la période des Fêtes ou plutôt en 2016.

Le nouveau député de Shefford, le libéral Pierre Breton, jouerait un rôle actif dans ce dossier.

Une mesure d'urgence

Puisque l'organisme accueille bon an mal an entre 90 et 100 réfugiés provenant de différents pays, SERY croit donc être en mesure de doubler sa capacité d'accueil.

«C'est un surplus. C'est vraiment une mesure d'urgence. Les autres réfugiés vont continuer d'arriver, notamment en provenance d'Afrique», précise Joanne Ouellette.

Pour parer à toutes éventualités, les préparatifs se poursuivront au cours des prochains jours. À en croire Mme Ouellette, les options d'hébergement ne manquent pas dans la région. «On a une banque de propriétaires depuis que SERY existe. Les réfugiés ne brisent rien et ils paient toujours leur loyer. Donc c'est bien pour eux (les propriétaires).»

La DG indique que plusieurs familles d'origine syrienne se sont installées à Granby et ses environs il y a près de trois décennies. Les expatriés du Liban, pays voisin de la Syrie, seraient également présents en grand nombre.

Fondé en 1992, SERY contribue à l'accueil des immigrants ainsi qu'à leur intégration dans leur communauté d'accueil. L'organisme à but non lucratif milite également en faveur du rapprochement interculturel.

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