Des outils contre le décrochage

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Le kiosque de l'ACEF de Granby était très populaire auprès des participants du second Carrefour de la persévérance.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) La cafétéria du Centre régional intégré de formation (CRIF) avait des allures de fourmilière, mardi matin. Des centaines d'étudiants y ont convergé, non pas pour y casser la croûte, mais plutôt pour prendre part à la seconde mouture du Carrefour de la persévérance, une initiative ayant pour principal objectif de contrer le décrochage.

«En lançant le Carrefour de la persévérance l'an passé, on voulait donner des outils aux étudiants qui vivent toutes sortes de réalités différentes. Certains ont des problèmes à gérer leur budget, pour d'autres, c'est de la toxicomanie. La plupart du temps, les gens ne savent pas que l'aide existe près d'eux. En regroupant plusieurs organismes au même endroit, ça permet aux jeunes de s'informer, de trouver une solution pour éviter de décrocher», a indiqué Louis-Philippe Tessier, un technicien en travail social parmi les instigateurs du projet.

Selon les organisateurs, plus de 300 élèves étaient inscrits à cette activité. Tour à tour, ceux-ci ont pu se familiariser avec les services offerts par les 25 organismes participants.

Faire tomber les tabous était une des priorités de la démarche. «Parler de santé mentale, de violence conjugale, ça fait souvent peur aux gens. Même chose pour une foule d'autres problèmes que nos étudiants peuvent éprouver. Ce qu'on veut, c'est éliminer le plus possible les barrières. Moins il y en a, plus les jeunes vont parler de ce qu'ils vivent», a mentionné Marie Hélène Veillette, conseillère en rééducation.

«Déjà, faire un retour à l'école, ça demande beaucoup d'efforts et d'adaptation. C'est facile de baisser les bras. Il faut éviter le deuxième abandon et on croit que le Carrefour de la persévérance est une belle façon d'y arriver», a poursuivi sa collègue, Josée Pelletier.

Des services tous azimuts

L'attaché politique de François Bonnardel, François Lemay, avait un kiosque bien en vue dans la cafétéria du CRIF. Il n'était pas là pour jaser de politique, mais bien des services à la population offerts au bureau du député.

«Il y a des gens de tous les âges qui viennent au CRIF et nous sommes là pour les aider dans toutes sortes de démarches. Malheureusement, les gens l'oublient. On est aussi là pour rediriger les personnes vers un organisme qui peut les épauler. D'ailleurs, un des plus gros problèmes qu'on constate, c'est l'analphabétisme. C'est le fléau de notre société. Et ça ne touche pas que les personnes plus âgées. Même des jeunes n'ont pas les compétences pour remplir des formulaires, entre autres des formulaires gouvernementaux», a-t-il indiqué.

L'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) de Granby participait aussi à l'initiative. Au moment du passage de La Voix de l'Est, les dépliants décrivant leurs services trouvaient rapidement preneurs. «Avec la situation économique précaire, plusieurs personnes se sont retrouvées sans emploi. D'autres ont des dettes d'étude. C'est méconnu, mais on offre aux gens une évaluation gratuite de leur budget. On les aide aussi à faire valoir leurs droits comme locataires. C'est la deuxième année que nous sommes ici et la réponse des jeunes est très bonne», a mentionné Hélène Plourde, conseillère à l'ACEF.

Les membres de l'équipe d'Oasis santé mentale semblaient également avoir de la facilité à interagir avec les jeunes étudiants. «L'initiative du CRIF est excellente. Les jeunes arrivent en groupe et ils n'ont pas peur de parler de santé mentale. Nous sommes en première ligne. Les jeunes témoignent de leur souffrance et on peut les guider vers des ressources pour les aider», a fait valoir Susan Laporte, intervenante psychosociale.

«On parle d'étudiants, mais on rencontre aussi des profs ici, a poursuivi sa collègue, Caroline Paquette. Ils ne sont pas toujours bien outillés pour gérer des cas de maladie mentale chez leurs élèves, ou même leurs proches.»

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