Le fruit de leurs efforts souligné

Environ 170 nouveaux diplômés ont participé à la collation... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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Environ 170 nouveaux diplômés ont participé à la collation des grades du Cégep de Granby, vendredi soir.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) «Certains se disent enfin, d'autres se disent déjà.» C'est en ces mots que le président du conseil d'administration du cégep de Granby, Serge Striganuk, a entamé son discours devant les nouveaux diplômés de l'établissement scolaire. L'église Notre-Dame accueillait vendredi soir environ 170 étudiants, jeunes et moins jeunes, et leurs proches, pour la collation des grades.

Ils sont près de 550 personnes à avoir réussi leurs études en mai dernier, dont la moitié a réalisé des techniques de trois ans. «C'est un moment charnière pour eux dans leur vie, souligne le directeur général du cégep, Yvan O'Connor, heureux de leur remettre leur diplôme. Tout commence pour eux. Ils doivent réaliser la vie qu'ils ont devant eux.»

Dans son discours, M. O'Connor a tenu à dire aux anciens étudiants du cégep de ne pas oublier l'établissement où ils ont fait leurs études collégiales, de rester en contact. De donner aux suivants, également, surtout s'ils ont beaucoup reçu, a-t-il dit, en suggérant de supporter la Fondation du Cégep de Granby.

Pour John et sa famille, cette graduation a une saveur très importante puisqu'ils ont quitté leur pays, le Rwanda, en tant que réfugiés, en 2004. «Je suis le premier de la famille qui va à l'université, alors c'est quelque chose d'incroyable pour nous, dit-il. On est venu ici avec presque 0 $ et le fait que je sois à l'université ça compte beaucoup pour mon père.»

Le jeune homme a étudié en Sciences humaines, profil administration. Il a pris trois ans pour faire le programme afin d'être sûr de son choix de carrière. Il étudie aujourd'hui à l'Université Laval en Administration des affaires. «C'est une grande étape dans la vie. Le cégep n'est pas une chose banale. Quand tu finis le cégep, tu vois que t'as grandi, tu vas à l'université, c'est une chose incroyable. C'est un bon feeling», dit-il, visiblement fier de porter toge, noeud papillon et mortier pour recevoir son précieux diplôme.

Émues aux larmes

Les étudiants ont défilé dans l'église Notre-Dame devant parents et amis avant que la remise des diplômes commence. La procession était composée majoritairement de jeunes femmes, certaines émues aux larmes, mais toutes souriantes. Les jeunes hommes étaient aussi fiers d'en faire partie et de retrouver leurs amis.

L'occasion était belle pour ces diplômés de clore un chapitre de leur vie et de revoir ceux qu'ils ont côtoyés avant de se concentrer pleinement sur la suite de leur vie.

«On se dit qu'on a fini, qu'on est passé à travers, mais il reste encore un bout d'université à faire, confie Anne-Marie, qui a étudié en Arts et lettres, profil cinéma et communication. Ce sont deux années qui ont été super belles, qui ont été une belle expérience et j'aimerais transposer ça à l'université. Et c'est l'occasion de dire un dernier au revoir. J'ai un attachement, ça me fait un pincement au coeur et ce soir c'est la rupture définitive.»

Vicky et Mélissa se sont retrouvées dans leur année sabbatique pour célébrer la fin de leurs deux ans d'études, aussi en Arts et lettres, profil cinéma et communication. «C'est un événement important, expose la première. Ce sont deux années avec beaucoup de travaux, des nuits à rester au cégep à faire du montage. C'est un événement significatif.»

«C'est super important pour moi parce que c'est tous les efforts que j'ai mis, renchérit Mélissa. Mon programme a été quand même difficile et j'ai mis beaucoup d'efforts. C'est une belle tape dans le dos. Je suis contente.»

Il n'y avait pas que de jeunes étudiants lors de la cérémonie. Il y avait aussi des adultes aguerris comme Chantal et Sandra, qui sont allées chercher de nouveaux acquis dans un programme technique. Toutes deux ont étudié respectivement six et cinq ans pour aller chercher leur diplôme en production manufacturière, tout en continuant leur travail. Les cours étaient d'ailleurs payés par leur employeur, IBM. «On a travaillé fort», lance Chantal.

«On met en pratique ce qu'on a appris dans notre travail, ajoute Sandra. C'est un acquis qu'on a.»

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