Le cégep fouillé après l'alerte à la bombe

«On prend ce genre d'événement-là très au sérieux»,... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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«On prend ce genre d'événement-là très au sérieux», a indiqué Guy Rousseau, porte-parole du service de police de Granby.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Le cégep de Granby fait partie des 64 établissements scolaires, au Québec et en Ontario, visés mardi par une menace d'attentat à la bombe. Vers 22h, la SQ faisait savoir que les inspections policières menées dans 53 écoles n'avaient pas permis de découvrir d'engin explosif sur place, et que les vérifications se poursuivaient. À Granby, les policiers ont fouillé le cégep de fond en comble pour s'assurer que les étudiants et membres du personnel ne couraient aucun danger.

Dans la nuit de lundi à mardi, l'association étudiante du cégep a reçu un courriel signé par un un obscur collectif, le «Sceptre Rouge». Dans son message, qui a circulé abondamment sur les réseaux sociaux, le groupe dit être «furieux avec les syndicats des professeurs et les horreurs qu'ils infligent sur les enfants innocents».

Les membres du Sceptre Rouge affirment que tant que la grève ne sera pas terminée, ils ne se «reposeront» pas. Ils disent avoir planté quatre bombes dans des collèges, cégeps, écoles secondaires et primaires répartis à travers le Québec et l'Ontario, et deux dans des autobus scolaires ou de la ville utilisés par les étudiants. Le ton est sans équivoque: «Cherchez bien ou c'est la mort.»

Qualifiant la manoeuvre d'«inacceptable», de «condamnable» et de «criminelle», le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a promis mardi une enquête «rigoureuse» pour dénicher les coupables.

Fouilles

À Granby, dès que le cégep a été informé de la menace par l'association étudiante, le service de police a été avisé, a indiqué Yvan O'Connor, directeur général de l'établissement.

«On prend ce genre d'événement-là très au sérieux», a assuré Guy Rousseau, porte-parole du corps policier.

«On le prend au sérieux et on le gère. Les policiers sont là et nous appuient», a renchéri M. O'Connor alors que les agents effectuaient des vérifications. La menace n'a toutefois pas été jugée assez «forte» pour annuler les activités, qui se sont poursuivies.

 En après-midi, l'intervention des agents était terminée. Mais leur présence au cégep n'est pas passée inaperçue, plusieurs étudiants se questionnant sur le déploiement policier. Aucun mouvement de panique n'a toutefois été observé par la direction du cégep.

Pour sa part, la commission scolaire du Val-des-Cerfs a fait savoir par communiqué qu'aucune école n'a été ciblée par le courriel, dont les auteurs menacent de procéder à des attaques si la grève n'est pas terminée jeudi matin. Le Collège du Mont-Sacré-Coeur et l'école primaire privée Les Jeunes Explorateurs de Granby ont fait parvenir un message aux parents les avisant qu'ils n'ont pas été visés, eux non plus, par le message menaçant.

- Avec Le Soleil et La Presse Canadienne

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