Cent fois sur le métier...

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Diane Archambault a une véritable passion pour le tissage.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Roxton Pond) Les métiers à tisser se font rares dans les résidences privées depuis plusieurs années, mais le tissage garde ses lettres de noblesse. Le Cercle des fermières de Roxton Pond en fait sa spécialité depuis une trentaine d'années.

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Le député libéral Pierre Breton s'est exercé sur l'un des deux nouveaux métiers à tisser achetés grâce à une subvention du programme Nouveaux horizons pour les aînés.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Aujourd'hui, le regroupement a bâti sa réputation autour de ces objets de la vie courante fabriqués avec fil et patience. La salle louée depuis 30 ans par le cercle dans le sous-sol du centre communautaire contient onze métiers à tisser allant du petit tenant sur une table à celui qu'on ne peut manipuler qu'à deux.

Ce dernier et un autre de dimension moyenne ont été achetés cet été. Le Cercle des fermières de Roxton Pond a ouvert ses portes au public samedi et a profité de l'occasion pour inaugurer les deux nouvelles acquisitions, un achat rendu possible grâce à une subvention de 17 000$ du programme Nouveaux horizons pour les aînés du gouvernement fédéral.

De véritables Cadillac, affirment sans détour les femmes présentes pour en faire la démonstration. Fabriqués à Plessisville, dans le Centre-du-Québec, les deux métiers sont dotés d'accessoires à la fine pointe, comme des lames à oeillets faites d'acier inoxydable.

Samedi, une catalogne était d'ailleurs en processus de création sur le grand métier acheté cet été. Deux personnes doivent y travailler en même temps. Le travail d'équipe est de mise, mais la couverture ne sera pas en garde partagée... L'équipe travaille effectivement à deux projets consécutifs pour combler les besoins de chacune.

Quand tout est prêt et monté, une couverture requiert un minimum de 12 heures de travail. Le temps de réalisation varie selon qu'elle est faite de bandes de tissus ou uniquement de fils.

Une passion

La fermière chargée de monter le nouveau métier de taille moyenne a mis trois jours à faire l'assemblage des fils à tisser. Soixante verges ont été enroulées par pouce de largeur et cet assemblage servira à faire des linges à vaisselle.

«C'est beaucoup de travail, mais c'est passionnant, affirme la présidente du cercle de Roxton Pond, Diane Archambault. Dans le temps, j'avais vu des dames faire ça et j'avais dit que jamais je ne tisserais. Mais quand j'ai touché à un métier, j'en suis devenue malade et je m'en suis acheté un tout de suite.»

Aujourd'hui, la tisserande a cinq métiers à tisser chez elle, en plus de s'amuser avec ceux du cercle qu'elle préside. «Chez nous, on a des métiers et, si j'ai 25 verges de fil pour des linges à vaisselle, je vais avoir 25 linges à vaisselle. Je peux tisser différemment, faire des motifs, mais je me tanne. Ici, je fais plein de pièces différentes.»

Sa passion est si grande que Mme Archambault a remporté des prix pour des pièces qu'elle avait tissées.

Pour que tout fonctionne à merveille et que personne ne se pile sur les pieds, il faut de l'organisation et des règles claires. Il n'y a qu'une seule tisserande par projet, par métier. «On a une responsable par métier et cette responsable a une liste de celles qui veulent faire un projet sur ce métier-là. Quand l'une finit son projet, la responsable appelle la prochaine sur la liste. On ne peut pas être sur deux métiers en même temps, c'est sûr. Les linges à vaisselle, on en fait deux à la fois maximum.»

Ainsi, les femmes peuvent passer d'un métier à l'autre pour confectionner napperons, toile à broderie ou tapis, pour ne nommer que ceux-là. Chaque année, les tisserandes du cercle se réunissent - elles sont environ 25 sur 47 fermières - pour déterminer quel métier servira à faire quoi. Puis, elles choisissent les couleurs des fils. Et une fois que les décisions sont prises, pas question de changer le montage déjà réalisé.

La réputation du Cercle des fermières de Roxton Pond fait son chemin, croit Mme Archambault, qui espère bien recruter des jeunes à qui transmettre le patrimoine. L'organisme s'adresse aux plus de 14 ans. Depuis le printemps, sept nouvelles recrues se sont jointes au groupe, mais la moyenne d'âge n'a pas baissé, avoue-t-elle.

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