Bisbille à Sainte-Cécile-de-Milton

Le maire de Sainte-Cécile-Milton, Paul Sarrazin.... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Le maire de Sainte-Cécile-Milton, Paul Sarrazin.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Sainte-Céclie-de-Milton) Le maire de Sainte-Cécile-Milton, Paul Sarrazin, a mis fin abruptement à la séance du conseil municipal de mardi soir. Il a ainsi interrompu les doléances d'une citoyenne, Claire Laroche, qui en avait visiblement gros sur le coeur.

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Claire Laroche a vivement dénoncé l'état lamentable de la route Beauregard, où elle réside.

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La femme a attendu la fin de la période de questions pour déposer une pétition contenant 98 noms et dénonçant l'état lamentable de la route Beauregard, où elle réside. Mme Laroche a vivement déploré le fait que le tronçon routier n'ait pas été asphalté, en dépit de promesses datant de 2006. «Tu nous as toujours laissés dans la bouette!», a-t-elle lancé, qualifiant au passage la route Beauregard de «chemin de Séraphin».

Le maire Sarrazin a rétorqué qu'il avait plutôt attendu qu'un programme gouvernemental permette d'obtenir l'argent nécessaire aux travaux et que justement, ce programme avait vu le jour récemment. Il a ajouté que la municipalité attendait maintenant une réponse à la suite d'une demande logée le 18 juillet dernier.

L'échange ne s'est pas arrêté là, Mme Laroche abordant notamment les questions des abris d'autos et des fosses septiques. Elle brandissait des photos pour appuyer ses affirmations, accusant la municipalité de favoritisme dans l'ensemble de ces dossiers. M. Sarrazin a décidé qu'il en avait assez entendu lorsque la citoyenne a commencé à nommer des citoyens qui jetteraient leurs eaux usées directement dans la nature et qu'elle a menacé de faire entendre, au moment jugé opportun, l'enregistrement d'une conversation téléphonique entre eux.

Démission réclamée

Claire Laroche n'a pas immédiatement démordu et a demandé devant tous la démission du maire, ainsi que celle d'autres membres du conseil. Après la séance, elle a affirmé à La Voix de l'Est que M. Sarrazin faisait preuve de jalousie et d'orgueil à son égard. «Pourquoi il m'écoeure tant que ça?», se demande-t-elle.

Mme Laroche s'estime lésée parce qu'elle ne «fait pas partie de la clique». Elle affirme que ce traitement est injuste. «Je paye mes taxes comme tout le monde!», soutient-elle. Mme Laroche n'a pas l'intention de lâcher prise, même si elle est certaine qu'elle recevra une mise en demeure à la suite de la séance de mardi.

Quant à lui, Paul Sarazzin reconnaît qu'il pourrait y avoir des suites aux événements de mardi, suggérant que ceux-ci le font «réfléchir». Il déplore la tournure des événements, avouant préférer les échanges constructifs. Il s'est cependant dit confortable avec sa décision, estimant qu'il était justifié de mettre un terme à la séance pour garder le contrôle de la salle. «Je fais confiance aux citoyens, mais quand c'est rendu qu'on menace...», plaide-t-il.

M. Sarrazin reconnaît que la situation de la route Beauregard n'est pas facile et croit que le tronçon aurait dû être asphalté à l'époque où il était possible de le faire à moindres coûts, il y a plusieurs années. Il assure que la pétition est un «beau moyen démocratique», mais rappelle que ce genre de document ne devient pas un «engagement automatique».

Pour ce qui est de son éventuelle démission, le maire de Sainte-Cécile-de-Milton n'a pas l'intention de céder son poste si facilement et a bien l'intention de se présenter aux prochaines élections.

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