Bromont Ultra: «Une course difficile, mais magnifique»

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Les coureurs ont terminé leur parcours sous les encouragements de la foule.

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(Bromont) «Ça a été une course difficile, mais magnifique. J'ai pu voir des paysages incroyables. Ce parcours n'a rien à envier aux plus grandes courses d'ultra-trail à travers le monde», a lancé un Florent Bouguin, détendu, mais quelque peu exténué, après avoir été le premier à terminer les 160 kilomètres de la troisième édition du Bromont Ultra, en 23 heures et 12 minutes.

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Florent Bouguin, qui a été le premier à compléter la distance de 160 km, a été charmé par son passage dans la région.

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Le grand manitou de l'événement, Gilles Poulin, s'est réjouit de la hausse du nombre de participants.

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Le coureur de Québec, d'origine française, a été charmé par son passage dans la région. «Les bénévoles m'ont accueilli comme si j'étais un champion olympique alors que je suis loin de l'être. L'organisation a été sans faille», raconte l'ingénieur de formation.

Il estime toutefois que quiconque complète l'incroyable distance d'un ultra-marathon est «un champion». «Oui, ça prend un premier qui finit la course. Mais honnêtement, peu importe le temps que ça prend, simplement courir cette distance relève d'un tour de force humain», lance-t-il.

La recette pour réussir? Trouver un équilibre, affirme-t-il sans détour. «Il faut habituer son corps et surtout son esprit à courir, raconte celui qui ne possède pas de voiture et qui court 100 kilomètres par semaine pour aller travailler. Les gens qui t'entourent te permettent d'avancer et de trouver la force de continuer.»

Également, courir près d'une journée sans s'arrêter est possible avec une bonne alimentation. «Il y a plusieurs stations de ravitaillement avec des mets variés qui permettent d'aller chercher de l'énergie. Il faut aussi rester bien hydraté», explique l'homme de 41 ans.

«Mon meilleur moment de la course: courir dans l'érablière, avec des halos de lumières qui traversent une fine brume. Ça m'a bouleversé comme moment», dit-il.

Bien que le temps accompli par Florent Bouguin soit impressionnant, il est loin du gagnant de l'année dernière, Sébastien Roulier (qui n'a pas couru cette année), qui avait complété le 160 kilomètres en 21 heures et une minute. «Le parcours de cette année était un petit peu plus difficile, un peu plus technique», fait valoir l'organisateur du Bromont Ultra, Gilles Poulin.

Hausse de la participation

L'année dernière, un peu moins de 1200 coureurs avaient pris le départ dans les différentes courses, soit le 160 kilomètres seul ou en équipe, le 80 km solo ou en équipe, le 55 km, le 25 km, le 12 km, le 6 km et le 2 km. Cette année, ils sont plus de 1350 à avoir pris part à l'événement.

Le grand manitou de l'événement, Gilles Poulin, s'est réjoui de la hausse du nombre de participants. «C'est une année record pour le nombre de coureurs, ainsi que pour le total des dons», annonce-t-il.

Autre bonne nouvelle, le nombre de participants à l'épreuve-reine de 160 kilomètres a connu une hausse de 50 %. «La moitié des participants en sont à leur premier ultra-trail», souligne M. Poulin.

La limite pour terminer la distance était de 34 heures. Un suivi rigoureux des coureurs a été assuré pour leur propre sécurité. «On estime que 66 % des gens seront capable de finir le parcours», ajoute-t-il.

Un nouveau volet s'est ajouté pour la troisième édition où des écoles peuvent s'inscrire pour parcourir les distances en équipe. «Le Collège Mont-Sacré-Coeur a inscrit deux équipes. On espère rejoindre davantage d'écoles l'an prochain. Le but est de promouvoir l'activité physique, surtout auprès des jeunes», indique Gilles Poulin.

N'ayant pas de décompte final à fournir à La Voix de l'Est, M. Poulin s'est avancé en estimant que l'objectif de 160 000 $ serait vraisemblablement amassé pour les quatre causes supportées par le Bromont Ultra (Reach Out To Humanity, la Fondation québécoise pour la maladie coeliaque, Société de la sclérose latérale amyotrophique [SLA] du Québec et la Fondation des sports adaptés du Québec).

«On a aussi offert la possibilité aux coureurs de décider de la cause à laquelle leur argent amassé était remis. Ce qui fait en sorte que Bromont Ultra a aidé bien plus que quatre causes», fait valoir l'organisateur.

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