Mont Yamaska: les discussions reprennent

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Le point névralgique de l'entente demeure la propriété du début du chemin Jodoin.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Paul-d'Abbotsford) Les pourparlers entre Saint-Paul-d'Abbotsford et les propriétaires en montagne ont repris afin d'en venir à une entente pour l'aménagement d'un possible sentier pédestre dans le mont Yamaska qui serait accessible aux citoyens.

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Le maire de Saint-Paul-d'Abbotsford, Robert Vyncke.

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Une première rencontre entre la municipalité et des propriétaires en montagne a eu lieu à l'hôtel de ville le 20 septembre dernier, a confirmé le maire Robert Vyncke, qui était à cette occasion accompagné des conseillers Mélanie Duchesneau et Christian Riendeau. Selon le premier magistrat, seuls quatre résidents, sur les quelque 300 propriétaires de terres en montagne, se sont présentés à la séance où les échanges auraient été positifs et constructifs.

Dans ce dossier, la municipalité a d'ailleurs recours aux services d'un médiateur certifié, Me Pierre Jodoin, qui demeure à Saint-Paul-d'Abbotsford. «J'y tenais, précise le maire Vyncke, parce que l'avantage d'avoir un médiateur, c'est que la neutralité est là. Il y a des questions pour lesquelles je n'aurais pas souhaité être juge et parti.»

Sécurité et respectde l'environnement

D'emblée, les sujets susceptibles de faire l'unanimité ont été abordés par les participants. D'abord, le respect des droits des propriétaires à la jouissance exclusive de leurs terrains, puis le respect de l'environnement et de la biodiversité du milieu. «Nous sommes tous d'accord sur l'importance de ces points-là», souligne l'élu.

Rappelons que la principale préoccupation des propriétaires montagnards était de conserver leur quiétude et d'éviter le vandalisme sur leurs propriétés. La question d'autoriser et de baliser l'accès aux sentiers pour permettre à des véhicules d'urgence, tels des ambulances, des camions de pompiers ou des autopatrouilles, a aussi obtenu l'aval des propriétaires.

En contrepartie, même si la municipalité souhaite ouvrir un sentier pour donner accès au sommet de la montagne à tous ses citoyens, celle-ci n'a pas l'intention de laisser n'importe qui s'y promener. «On ne veut pas d'un autre mont Saint-Hilaire. On veut un sentier contrôlé et encadré pour nos citoyens et leurs invités», assure M. Vyncke.

Par ailleurs, si le projet allait de l'avant, il faudrait s'assurer que les autres accès à la montagne soient eux aussi contrôlés pour éviter que des quadistes ou des adeptes de motocross continuent de se balader librement dans les sentiers privés. Ce faisant, il sera possible d'appliquer la réglementation et de sévir, au besoin.

Pour ce faire, on envisage entre autres l'avancement de la guérite au centre du village, dont l'accès serait permis de manière numérique ou avec un système de vignettes pour les véhicules. En outre, le stationnement ne serait plus permis dans les rangs au pied de la montagne et à l'entrée du chemin Jodoin. Le recours à des bracelets fait aussi partie de la réflexion.

Le maire de Saint-Pie, MarioSt-Pierre, était d'ailleurs présent à la rencontre puisqu'un accès à la montagne permet à la municipalité d'accéder à sa prise d'eau, au sommet.

Ébauche d'entente

La municipalité de Saint-Paul-d'Abbotsford devrait bientôt plancher sur une ébauche de projet qu'elle souhaite soumettre par écrit aux propriétaires lors d'une éventuelle rencontre, qui pourrait avoir lieu aussi tôt qu'à la fin du mois d'octobre.

Avant d'en arriver à une entente formelle, plusieurs éléments restent toutefois à déterminer de part et d'autre, à commencer par la représentation des propriétaires. Pour l'instant, bien que certains citoyens s'identifient comme étant porte-parole de certains, ils ne représentent pas la totalité des montagnards, spécifie le maire Vyncke.

«À qui a-t-on affaire? Comment se représentent-ils? demande-t-il. Quand ce sera le temps de signer une entente, est-ce que chaque propriétaire signera ou bien ce sera un organisme sans but lucratif qui le fera en leur nom?»

Le point névralgique de l'entente, selon M. Vyncke, demeure par ailleurs la propriété du début du chemin Jodoin, un lopin de terre orphelin pour lequel le groupe de propriétaires montagnards s'acquitte des taxes foncières depuis plus de cent ans. «En réalité, il appartient à Revenu Québec», explique le maire, rappelant que la tentative de Saint-Paul-d'Abbotsford de l'acquérir auprès du ministère pour la somme symbolique de 1$ a mis le feu aux poudres, en mars dernier.

La question de l'expropriation a toutefois été écartée de l'équation, tel que le souhaitaient les propriétaires et tel que l'avait promis M. Vyncke avant son élection, cet été.

La gestion et l'entretien du futur sentier devront aussi faire l'objet d'une entente. La Fondation du mont Yamaska ou un organisme créé dans ce but pourraient s'en charger, réfléchit l'élu, qui n'exclut pas non plus que les propriétaires en montagne s'en chargent.

«Ça devra être fait dans les règles de l'art, précise-t-il. L'encadrement du projet devra inclure un volet éducatif pour préserver l'environnement. Ça pourrait aussi être un chemin privé entretenu par la Ville, ou pourquoi pas, par les citoyens.»

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